Agasa/Alerte à la céréulide : l’agence rassure sur l’absence des produits incriminés au Gabon

Libreville, (GM)- L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) a publié, ce 9 avril 2026 à Libreville, un communiqué relatif à une contamination signalée de certains produits laitiers infantiles et spécialisés par la céréulide, une toxine potentiellement dangereuse pour la santé.

Selon l’Agasa, deux alertes internationales ont été reçues respectivement les 6 janvier 2026 et 23 février 2026, via les systèmes INFOSAN (réseau international d’alerte de l’OMS) et RASFF (système européen d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

Des marques mondialement distribuées concernées

Les alertes mentionnent plusieurs produits destinés aux nourrissons et aux personnes ayant des besoins nutritionnels spécifiques. Parmi eux figurent des laits infantiles des marques Guigoz Optipro, GuigozGest et NIDAL, appartenant au groupe Nestlé.

Sont également cités des produits des marques Nutricia et Galilea, appartenant au groupe Danone, en provenance d’Irlande. L’Agasa indique que 16 produits Nutricia et 1 produit Galilea sont indexés par l’alerte, mais que ces références n’ont pas été clairement identifiées par le système européen RASFF, ce qui complique le suivi précis des lots concernés.

Une surveillance renforcée sur le territoire national

En réponse à ces alertes, l’Agasa affirme avoir procédé à une évaluation des risques et transmis des notifications à toutes ses délégations provinciales, afin de renforcer la vigilance et d’organiser des opérations de retrait préventif si nécessaire. L’agence précise par ailleurs que les produits potentiellement concernés ne seraient généralement pas commercialisés dans les grandes surfaces, mais plutôt distribués dans des pharmacies, ce qui implique un circuit de vente plus spécialisé.

Aucun produit incriminé retrouvé au Gabon, selon l’Agasa

Dans son communiqué, l’Agence se veut rassurante : aucun des produits mentionnés sur les plateformes d’alertes internationales n’aurait été identifié ni retrouvé sur le marché gabonais à ce jour.

Toutefois, l’agence souligne que le dossier reste suivi de près, en collaboration avec l’Agence nationale du médicament et des autres produits de santé (ANMAPS) ainsi qu’avec les promoteurs et distributeurs des produits concernés.

Une communication prudente mais stratégique

En insistant sur la « non-existence à ce jour » des produits incriminés sur le marché national, l’Agasa cherche probablement à éviter un mouvement de panique chez les parents et les consommateurs, tout en maintenant un niveau d’alerte élevé.

L’agence affirme poursuivre ses actions de contrôle, de veille sanitaire et d’information « en toute transparence », tout en ayant engagé un dialogue avec les fabricants et distributeurs.

Entre vigilance et responsabilité

Cette alerte rappelle l’importance des mécanismes internationaux de surveillance alimentaire et la nécessité, pour les autorités nationales, de réagir rapidement même lorsque les produits incriminés ne sont pas encore identifiés sur le territoire.

Si l’Agasa assure que le marché gabonais est pour l’instant épargné, elle confirme néanmoins que la situation demeure sous observation, ce qui appelle à une vigilance continue des professionnels de santé, des pharmacies et des consommateurs.

Paul Nkori

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