Libreville, (GM)- A l’issue de la première session ordinaire du Parlement de la Ve République, le président du groupe parlementaire de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) à l’Assemblée nationale, Julien Florent Assoumou Akue, dresse un bilan qu’il juge globalement positif, tout en appelant les institutions à davantage de rigueur et de responsabilité dans la mise en œuvre des réformes.
Dans un entretien accordé à nos confrères du quotidien L’Union rendu public dans sa parution de ce vendredi 10 juillet, le député estime que cette première session parlementaire a permis de poser les bases du fonctionnement des nouvelles institutions issues de la Constitution de la Ve République. Il souligne que les députés ont examiné un nombre important de textes, notamment plusieurs projets de loi ainsi que des ordonnances soumises à ratification.
Un Parlement appelé à répondre aux attentes des citoyens
Interrogé sur les attentes de la population, Julien Florent Assoumou Akue affirme que les parlementaires ont pleinement conscience de leur responsabilité. Selon lui, les textes adoptés traduisent la volonté des pouvoirs publics d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des Gabonais.
Il rappelle toutefois que la majorité présidentielle devra demeurer fidèle à l’engagement pris auprès des électeurs, en accompagnant l’action du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avec responsabilité et dans le respect des institutions.
Les ordonnances au cœur des critiques
L’un des principaux sujets abordés au cours de l’entretien concerne le recours aux ordonnances par le gouvernement. Alors que plusieurs voix dénoncent un usage excessif de cet instrument juridique, le président du groupe UDB reconnaît que certaines critiques sont fondées.
Il regrette notamment que plusieurs ordonnances aient été déposées hors des situations d’urgence qui les justifient normalement. Il relève également que certains textes présentaient des insuffisances techniques, notamment l’absence de certaines formalités administratives obligatoires.
Face à ces constats, il salue les recommandations formulées par le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, invitant le gouvernement à renforcer la qualité juridique des textes et à respecter davantage les procédures législatives.
Une exigence de rigueur pour la Ve République
Pour Julien Florent Assoumou Akue, la consolidation de la Ve République passe avant tout par le respect de l’État de droit et de la séparation des pouvoirs. Il estime que chaque institution doit pleinement exercer les compétences que lui confère la Constitution.
Selon lui, les responsables politiques ont désormais le devoir d’incarner une gouvernance exemplaire afin de répondre aux attentes nées des événements du 30 août 2023.
L’UDB revendique son ancrage politique
Revenant sur le premier anniversaire de l’Union démocratique des bâtisseurs, célébré le 5 juillet dernier, le député considère que cette commémoration a marqué une étape importante dans la structuration du parti présidentiel. Il rappelle que cette formation politique entend accompagner le projet de société porté par le président Brice Clotaire Oligui Nguema et contribuer à la consolidation des institutions de la Ve République.
Une réponse aux critiques venues de France
Enfin, Julien Florent Assoumou Akue réagit aux récentes déclarations du député français Arnaud Le Gall, critique à l’égard de la gouvernance gabonaise. Il dénonce une lecture qu’il juge éloignée des réalités du pays et affirme que les transformations engagées depuis près de trois ans sont visibles sur le terrain.
Pour le parlementaire, le Gabon poursuit sa reconstruction institutionnelle et économique, et les critiques extérieures ne sauraient remettre en cause la dynamique engagée. Il appelle ainsi les acteurs politiques nationaux à demeurer concentrés sur les réformes en cours afin de faire de la Ve République une réalité concrète, et non un simple slogan.
Paul Nkori

