Libreville, (GM)- L’affaire de la mort de Matamba Matamba Ghislaine Alicia connaît un tournant judiciaire majeur. Quelques jours après la découverte du corps, le parquet a ouvert une information judiciaire pour assassinat et le principal suspect a été écroué.
Pour rappel, tel qu’indiqué dans une première communication du procureur de la République près le tribunal de première instance de Tchibanga, en date du 19 juillet 2026, le corps sans vie de la jeune femme avait été découvert au domicile d’un commandant de police, au quartier Moukenga, dans le deuxième arrondissement de la capitale provinciale de la Nyanga.
Une enquête ouverte dès les premières heures
Le parquet a immédiatement ordonné les premières investigations : constat du décès par un médecin, transfert de la dépouille à la morgue du Centre hospitalier régional Benjamin Ngoubou et réalisation d’une autopsie afin d’établir les causes exactes du décès. Suite à cette première phase, le commandant de police a été placé en garde à vue pour les nécessités de l’enquête.
L’autopsie révèle un traumatisme crânien
Dans une nouvelle communication publiée le 23 juillet 2026, le procureur a annoncé que les conclusions du médecin légiste faisaient état d’un traumatisme crânien avec hémorragie cérébrale. Ces résultats, ajoutés aux procès-verbaux des services d’enquête, ont conduit le parquet à engager une nouvelle étape de la procédure.
Une information judiciaire pour assassinat
A l’issue des auditions, le procureur de la République a ouvert une information judiciaire pour assassinat, sur le fondement de l’article 223-1 du Code pénal, et a saisi le premier juge d’instruction du tribunal de première instance de Tchibanga.
Le juge d’instruction a décidé ensuite de placer Essone Cédric Sosthène, commandant de police mis en cause dans cette affaire, sous mandat de dépôt. Il revient désormais au magistrat instructeur de poursuivre les investigations dans le respect du secret de l’instruction.
Une affaire suivie avec attention
Cette affaire, qui implique un officier supérieur de police, suscite une vive émotion dans la province de la Nyanga. L’instruction devra désormais déterminer avec précision les circonstances des faits et les responsabilités éventuelles.
Paul Nkori

