Place Georges Damas Aleka : l’Ordre gabonais des architectes dément tout mémorandum mettant en cause la présidence de la République

Libreville, (GM)- L’Ordre gabonais des architectes (OGA) est sorti de sa réserve pour démentir formellement des informations relayées le mardi 7 juillet 2026 par plusieurs médias en ligne, selon lesquelles il aurait produit un mémorandum attribuant à la présidence de la République une part de responsabilité dans le retard de livraison de la Place Georges Damas Aleka.

Dans un communiqué signé par son vice-président, Fleurice Ingoule Mounguet, agissant pour le président de l’Ordre, le conseil national de l’Ordre affirme ne se reconnaître « en aucun cas » dans ces déclarations, qu’il qualifie de « calomnieuses et diffamatoires ».

Aucune prise de parole officielle sur le dossier

L’Ordre explique s’être volontairement imposé un devoir de réserve depuis le début de la polémique entourant ce chantier, largement commenté dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Il souligne qu’aucun de ses responsables n’a accordé d’interview sur cette affaire ni transmis le moindre document à un organe de presse. Le Conseil national rappelle également qu’il constitue la seule instance habilitée à s’exprimer officiellement au nom de l’institution.

Selon le communiqué, la communication de l’Ordre ne s’effectue que par le biais de canaux officiels et de médias publics, excluant toute diffusion informelle ou officieuse.

Une mise au point dans un contexte de forte polémique

Cette mise au point intervient alors que le chantier de la Place Georges Damas Aleka est au cœur d’une vive controverse.

L’architecte Erichk Mauro Nguema, maître d’œuvre du projet, fait depuis plusieurs jours l’objet d’un important buzz médiatique. Une séquence vidéo devenue virale montre le président de la République lui demandant d’accélérer les travaux et fixant comme échéance impérative le 16 août 2026 pour l’achèvement du chantier.

Cette intervention présidentielle a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, où le retard important enregistré par le projet alimente les débats.

Des accusations fermement rejetées

Dans ce contexte, plusieurs publications ont affirmé que l’Ordre Gabonais des Architectes aurait élaboré une sorte de mémorandum mettant en cause la présidence de la République. Selon ces allégations, ce document laisserait supposer que des modifications des clauses contractuelles et financières décidées en cours d’exécution seraient à l’origine du retard constaté.

Des affirmations que le Conseil national de l’Ordre dément catégoriquement. L’institution assure n’avoir jamais rédigé ni diffusé un tel document et rejette toute implication dans ces informations.

La menace de poursuites

Estimant être victime d’une campagne de diffamation, le Conseil national de l’Ordre Gabonais des Architectes annonce se réserver le droit d’engager des actions judiciaires contre les auteurs ou les relais de ces publications.

Par cette communication officielle, l’Ordre entend mettre un terme aux spéculations sur sa prétendue implication dans la polémique entourant le chantier de la Place Georges Damas Aleka, tout en réaffirmant que toute prise de position officielle de l’institution ne peut émaner que de ses organes habilités.

Raphael Mouissi

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