Libreville, (GM)- L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA) est sortie de son silence face aux informations circulant depuis plusieurs jours sur certains médias en ligne et faisant état de supposées malversations financières en son sein. Dans un communiqué publié ce lundi 6 juillet 2026, la direction générale réfute catégoriquement ces allégations et assure qu’elles ne reposent sur « aucun élément avéré ».
Les informations relayées évoquaient notamment la disparition de plusieurs centaines de carnets d’ordres de recettes et d’ordres d’encaissement, laissant planer des soupçons sur la gestion financière de l’établissement public.
En réaction, la direction générale de l’Agasa affirme qu’aucun élément ne permet d’étayer ces accusations. Elle souligne son attachement à la transparence et estime nécessaire d’apporter des précisions afin d’éclairer l’opinion publique.
Une progression continue des recettes
Pour appuyer son argumentation, l’Agence met en avant l’évolution de ses performances financières au cours des dernières années. Selon les chiffres communiqués, les recettes sont passées de 1,94 milliard de FCFA en 2023 à 2,44 milliards de FCFA en 2024, avant d’atteindre 2,91 milliards de FCFA en 2025.
La direction générale indique également que les résultats enregistrés au terme du premier semestre 2026 confirment cette tendance haussière qu’elle attribue aux réformes engagées et à une meilleure mobilisation des recettes.
Une gouvernance présentée comme rigoureuse
Dans son communiqué, l’Agasa estime que ces résultats sont le fruit d’une gouvernance fondée sur le renforcement des mécanismes de gestion, l’amélioration des procédures internes et l’engagement de ses agents.
L’Agence réaffirme par ailleurs son attachement aux principes de bonne gouvernance, de transparence et d’intégrité dans la gestion des ressources publiques, tout en assurant qu’elle poursuivra ses missions de protection de la santé des consommateurs avec « responsabilité et détermination ».
Une polémique qui reste ouverte
Si l’Agasa apporte un démenti officiel aux accusations relayées sur les réseaux sociaux et certains médias en ligne, ce communiqué ne précise pas si une enquête administrative ou judiciaire est en cours concernant les faits évoqués. A ce stade, les allégations dénonçant de présumées malversations n’ont pas été étayées par des éléments rendus publics, tandis que la direction générale maintient qu’aucun fait avéré ne vient les confirmer.
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