Audience à l’Assemblée nationale : la CEPAG plaide pour une place plus importante des entreprises autochtones

Libreville, (GM)- Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a reçu en audience ce vendredi Charles Tchen, président de la Convention des entreprises pétrolières autochtones du Gabon (CEPAG), au Palais Léon Mba.

Créée en 2023, la CEPAG affirme progressivement son rôle dans la structuration des entreprises nationales du secteur pétrolier et la promotion d’un contenu local plus renforcé.

Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté sur la place croissante des entreprises gabonaises dans l’industrie pétrolière, ainsi que sur les mécanismes nécessaires pour faciliter leur accès aux marchés.

La CEPAG veut accélérer l’intégration des entreprises nationales

A l’issue de l’audience, Charles Tchen a rappelé l’ambition principale de son organisation, qui est celle de permettre aux entreprises gabonaises de prendre toute leur place dans la chaîne de valeur pétrolière. Selon lui, cette ambition repose sur deux piliers majeurs : l’accès réel aux opportunités économiques et l’accompagnement des opérateurs nationaux afin qu’ils répondent aux standards du secteur.

« Notre objectif est clair : permettre aux entreprises gabonaises de prendre toute leur place dans l’industrie pétrolière », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d’un dispositif adapté pour soutenir cette montée en puissance.

Dans cette dynamique, la CEPAG indique multiplier les initiatives à destination de ses membres, notamment à travers des programmes de formation technique, de renforcement en gouvernance et de préparation aux appels d’offres, dans un environnement où la compétitivité et la conformité restent des exigences majeures.

Un plaidoyer pour un cadre plus favorable

Au-delà de l’accompagnement interne, la CEPAG mène également un travail de plaidoyer auprès des pouvoirs publics. L’organisation plaide pour une meilleure application des dispositions relatives au contenu local, ainsi qu’un accès plus accessible aux permis d’exploitation pour les opérateurs nationaux.

Une revendication qui s’inscrit dans un contexte où la question de la souveraineté économique, de la création d’emplois locaux et de la redistribution des retombées du secteur pétrolier reste au cœur des débats.

L’Assemblée nationale attentive aux propositions

Réagissant à cette démarche, selon nos confrères de la première chambre du parlement, Michel Régis Onanga Ndiaye a salué une initiative qu’il juge cohérente avec les priorités économiques nationales. Le président de l’institution a souligné l’importance d’un tissu entrepreneurial gabonais solide pour renforcer la souveraineté économique du pays.

« Le développement d’un tissu entrepreneurial national solide est essentiel pour renforcer notre souveraineté économique », a-t-il indiqué, ajoutant que l’Assemblée nationale demeure attentive aux propositions visant à atteindre cet objectif.

Vers un partenariat public-privé renforcé

Cette audience apparaît comme une étape supplémentaire dans le rapprochement entre les acteurs publics et privés, autour d’une vision commune : faire du secteur pétrolier un levier de croissance plus inclusive au Gabon.

Si les ambitions affichées sont importantes, leur concrétisation dépendra toutefois de plusieurs facteurs : la capacité des entreprises nationales à se structurer durablement, l’évolution du cadre réglementaire, ainsi que la mise en œuvre effective des politiques de contenu local sur le terrain.

VYL

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