Afrique centrale : Kelly Ondo Obiang plaide pour la reconstruction de la confiance entre l’État et les citoyens

La publication récente d’un rapport du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) consacré aux principaux défis sécuritaires, politiques, économiques et humanitaires de la sous-région suscite déjà diverses réactions. Parmi elles figure celle de Kelly Ondo Obiang, auteur de l’ouvrage « L’espoir doit mourir en dernier », qui voit dans ce document une occasion de rappeler l’importance du renforcement du contrat social comme fondement de toute stabilité durable.

Dans un texte diffusé sur les réseaux sociaux, l’auteur souligne que le rapport met en lumière une réalité souvent évoquée mais rarement suffisamment prise en compte : la stabilité d’un État dépend avant tout de la confiance que les citoyens accordent à leurs institutions. Selon lui, cette confiance repose notamment sur la qualité de la gouvernance, le respect des libertés fondamentales et la capacité des pouvoirs publics à répondre efficacement aux attentes des populations.

Le poids de l’expérience personnelle

S’appuyant sur son propre parcours, Kelly Ondo Obiang affirme avoir été un acteur d’une période marquée par une profonde crise de confiance entre une partie du peuple gabonais et les institutions. Une expérience qui lui aurait permis de mesurer les conséquences durables des fractures entre l’État et les citoyens sur la cohésion nationale.

« La paix ne se limite pas à l’absence de conflit », rappelle-t-il. Pour l’auteur, celle-ci résulte d’un processus plus complexe fondé sur la restauration de la confiance, la reconnaissance mutuelle et l’existence d’espaces de dialogue sincères entre les différentes composantes de la société.

Trois piliers pour une stabilité durable

Cette réflexion constitue également l’un des fils conducteurs de son ouvrage « L’espoir doit mourir en dernier », dans lequel il développe une approche articulée autour de trois axes principaux : la résilience communautaire, le leadership citoyen et la gouvernance sécuritaire.

Le premier pilier, la résilience communautaire, met l’accent sur la capacité des populations à faire face collectivement aux crises et à reconstruire les liens sociaux lorsqu’ils sont fragilisés. Le second, le leadership citoyen, insiste sur le rôle de chaque individu dans la préservation du bien commun et le renforcement de la cohésion nationale. Enfin, la gouvernance sécuritaire est présentée comme une condition indispensable à l’établissement d’une stabilité durable, à travers des institutions légitimes, responsables et en phase avec les aspirations des populations.

Le contrat social au cœur des enjeux régionaux

Dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, des tensions politiques récurrentes et des difficultés socio-économiques importantes, Kelly Ondo Obiang estime que le renforcement du contrat social demeure une priorité stratégique pour les États d’Afrique centrale.

Son intervention s’inscrit ainsi dans un débat plus large sur les mécanismes de consolidation de la paix, de prévention des conflits et de promotion de la gouvernance démocratique dans la sous-région. Un débat qui, à la lumière des conclusions du rapport de l’UNOCA, apparaît plus que jamais d’actualité.

« La confiance se mérite »

Au-delà du commentaire du rapport onusien, la prise de parole de Kelly Ondo Obiang constitue également un plaidoyer en faveur d’une relation renouvelée entre les citoyens et les institutions publiques. Pour lui, la stabilité ne peut être le simple produit de mécanismes administratifs ou sécuritaires ; elle doit être le résultat d’un travail constant de rapprochement entre l’État et la société.

Une conviction qu’il résume à travers une formule qui reprend le titre de son ouvrage : « La stabilité ne se décrète pas. Elle se construit. La confiance ne s’impose pas. Elle se mérite. L’espoir doit mourir en dernier. »

Simplice Rabaguino

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