Libreville, (GM)- Après plusieurs jours de suspension et d’incertitude pour les usagers, la Société de uransport Urbain Trans’Urb a annoncé la reprise complète de ses activités commerciales à compter du mardi 07 avril 2026, aussi bien à Libreville que dans les agences situées à l’intérieur du pays.
Dans un communiqué officiel publié à cet effet, la direction générale indique que cette relance intervient à la suite d’une phase de réorganisation interne, engagée dans l’objectif de garantir un service plus fiable et continu, avec une attention particulière portée à la desserte des villes de l’intérieur.
« Cette reprise fait suite à une phase de réorganisation interne visant à garantir un service fiable et continu », précise le document, dans lequel Trans’Urb remercie également ses usagers pour leur patience et réaffirme son engagement à assurer un service de qualité.
Un retour attendu après une période de perturbation
Ces dernières semaines, les difficultés de fonctionnement de Trans’Urb avaient alimenté de nombreuses interrogations, notamment sur la disponibilité des bus, la continuité des lignes et la capacité de l’entreprise à maintenir ses services hors de Libreville. La reprise annoncée pourrait donc être perçue comme une tentative de normalisation, à un moment où le transport public demeure un enjeu crucial pour la mobilité quotidienne des populations.
Dans plusieurs localités, la réduction des dessertes avait entraîné une dépendance accrue aux transports privés, avec des conséquences directes sur le coût des déplacements et la régularité des trajets pour les travailleurs, étudiants et commerçants.
Une reprise qui s’inscrit dans un contexte de réforme du secteur
Cette annonce intervient surtout dans un climat institutionnel particulier. Selon des déclarations récentes des autorités gouvernementales, Trans’Urb devrait prochainement être fusionnée à la Société gabonaise de transport (Sogatra), structure historique du transport public au Gabon.
Cette fusion, présentée comme un projet de rationalisation, s’inscrirait dans une logique de restructuration du secteur afin de mettre fin à la coexistence de plusieurs entités publiques opérant sur des missions proches, parfois avec des chevauchements organisationnels.
Pour plusieurs observateurs, la « réorganisation interne » évoquée par Trans’Urb pourrait donc constituer une phase préparatoire à cette intégration, visant à harmoniser les procédures, la gestion commerciale et l’organisation des services avant un regroupement effectif.
Vers un acteur unique du transport public
Si elle se concrétise, la fusion Trans’Urb–SOGATRA devrait donner naissance à un acteur national renforcé, capable de mutualiser les moyens techniques et humains, d’unifier les réseaux et d’améliorer la couverture des dessertes, notamment dans l’intérieur du pays.
Toutefois, les expériences similaires de regroupements d’entreprises publiques suscitent aussi des interrogations, notamment sur :
* la gestion des effectifs et les éventuels doublons de postes ;
* la continuité du service durant la transition ;
* la modernisation du parc automobile ;
* la capacité de financement durable du nouvel ensemble.
Dans un secteur déjà confronté à des défis structurels (vétusté des véhicules, manque de maintenance, irrégularité des rotations), la réussite d’une fusion dépendra largement de l’accompagnement financier et technique de l’État.
Les attentes des usagers restent fortes
Pour les usagers, la priorité demeure la même : disposer d’un transport public régulier, accessible, sécurisé et stable. La reprise des activités annoncée pour le 7 avril est donc accueillie comme un signal positif, mais qui devra être confirmé sur le terrain.
En attendant d’éventuelles précisions officielles sur le calendrier et les modalités de fusion avec la Sogatra, la reprise de Trans’Urb marque une étape importante dans un dossier qui touche directement le quotidien de milliers de Gabonais.
La direction générale de Trans’Urb a assuré que tout est mis en œuvre pour garantir un service « fiable et continu », notamment dans les villes de l’intérieur, où la demande reste particulièrement forte.
Affaire à suivre.
VYL

