Libreville, (GM)- Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy-Bertrand Mapangou, est sorti de sa réserve pour dénoncer les attaques dont il affirme être la cible depuis plusieurs mois.
Sans céder à la polémique, il revendique une posture fondée sur la retenue, le respect des institutions et la confiance dans la justice, alors que le retour au Gabon de l’activiste Wilfried Okoumba ravive le débat.
Une réponse aux attaques répétées
Intitulé « Le calme n’est pas la faiblesse : une confiance intacte dans la justice », son texte se présente comme une réponse aux nombreuses critiques et invectives dont il dit faire l’objet. « Tous les jours, je suis insulté. Tous les jours, mon nom est traîné dans la boue », écrit-il, assurant avoir volontairement refusé de répondre aux attaques par de nouvelles invectives.
Pour Guy-Bertrand Mapangou, la véritable force réside dans la maîtrise de soi plutôt que dans l’escalade verbale. « J’ai toujours considéré que la force d’un homme ne se mesure pas au volume de sa colère, mais à sa capacité à garder sa maîtrise de lui-même », souligne-t-il.
Le choix de la voie judiciaire
Toutefois, l’ancien ministre rappelle que cette retenue ne signifie pas un renoncement à faire valoir ses droits. « Le silence a une limite : celle de la loi », affirme-t-il, en indiquant que les éventuelles infractions, qu’il s’agisse de menaces ou de diffamation, relèvent exclusivement de l’appréciation de la justice.
Le retour de Wilfried Okoumba en toile de fond
Cette prise de parole intervient dans un contexte particulier, marqué par le retour au Gabon de l’activiste Wilfried Okoumba, dont plusieurs interventions sur les réseaux sociaux avaient visé Guy-Bertrand Mapangou. Sans citer le contenu précis de ces publications, le président du CESEC reconnaît que ce retour suscite de nombreuses interrogations, mais précise qu’il n’entend ni alimenter la polémique ni agir dans un esprit de revanche.
« Je ne répondrai ni par la haine, ni par l’esprit de vengeance », écrit-il, réaffirmant son attachement à l’État de droit et à la nécessité de laisser les juridictions compétentes établir les faits et, le cas échéant, déterminer les responsabilités.
Une préoccupation pour sa famille
Dans son message, Guy-Bertrand Mapangou exprime également son inquiétude face aux conséquences de ces attaques sur sa famille. Il s’interroge sur le délai nécessaire pour que « toute la lumière soit faite » et sur la durée pendant laquelle une famille peut être exposée à un climat d’insultes et de menaces.
Un appel au respect de l’État de droit
Pour conclure, il cite le Dalaï-Lama, selon lequel « la compassion et la tolérance ne sont pas des signes de faiblesse, mais des signes de force », avant de réaffirmer sa volonté de poursuivre son action « avec calme, avec dignité, mais avec une détermination inébranlable » à défendre ses droits dans le strict respect des lois de la République.
Par cette déclaration, Guy-Bertrand Mapangou cherche manifestement à déplacer le débat du terrain des réseaux sociaux vers celui des institutions judiciaires, tout en réaffirmant sa confiance dans le fonctionnement de la justice gabonaise.
Paul Nkori

