Moyen-Ogooué : un présumé trafic de faux tests VIH provoque l’ire du directeur Régional de la Santé Centre

Libreville, (GM)- Une note présentée comme émanant de la direction régionale de la Santé centre (DRSC) circule depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux. Daté du 13 juillet 2026 et signé du directeur régional de la Santé Centre, Franklin Ntsagamba Ngouomi, le document dénonce l’existence supposée d’un trafic de faux résultats de tests sanguins, notamment relatifs au VIH/Sida, impliquant certains agents de santé dans la province du Moyen-Ogooué.

Adressée aux responsables des formations sanitaires et hospitalières de la province « pour diffusion large et affichage immédiat », la note fait état d’informations selon lesquelles certains agents établiraient de faux résultats de tests sanguins au profit de particuliers, en échange de rémunérations illicites.

Des accusations d’une extrême gravité

Le document qualifie ces pratiques « d’immoralité sans nom », estimant qu’elles portent gravement atteinte au serment d’Hippocrate, à la crédibilité du système de santé et à la sécurité sanitaire des populations. Il ordonne également un renforcement immédiat des contrôles internes dans l’ensemble des structures concernées et invite les responsables à signaler sans délai tout comportement suspect.

Une politique de « tolérance zéro » annoncée

La note affiche une ligne de fermeté à l’égard des agents qui seraient impliqués dans de telles pratiques. Elle évoque des poursuites judiciaires ainsi que l’engagement de procédures disciplinaires pouvant conduire, conformément aux dispositions légales applicables, à des sanctions administratives et pénales.

L’authenticité du document reste à confirmer

Si le contenu de cette note suscite déjà des réactions sur les plateformes numériques, son authenticité n’a, à ce stade, pas pu être confirmée de manière indépendante. Au moment de la rédaction de cet article, ni le ministère de la Santé ni la Direction régionale de la Santé centre ne s’étaient officiellement exprimés pour confirmer ou infirmer la provenance du document.

Un enjeu majeur de santé publique

Si les faits évoqués étaient avérés, ils soulèveraient de graves préoccupations quant à la fiabilité des examens biologiques et à la confiance que les populations accordent au système de santé. Dans l’attente d’une communication officielle des autorités compétentes, la prudence s’impose. La diffusion d’un document sur les réseaux sociaux ne suffisant pas à établir son authenticité ni à confirmer la réalité des faits qui y sont rapportés.

Raphael Mouissi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *