Glenn l’être pacifique sacré champion de la 2eme édition du Guinness Slam Tour

Libreville, (GM)- C’est au terme d’une finale nationale haletante, organisée ce samedi 8 août dans la commune d’Owendo, que le slameur « Glenn l’être pacifique », représentant de la ville de Mouila, a été sacré champion de la 2ème édition du Guinness Slam Tour, empochant ainsi le trophée officiel de la compétition et une dotation d’un million de francs CFA. Il devance la Francevilloise Dorisca et l’Owendois Eddy Bipson, respectivement deuxième et troisième de cette 2eme édition.

Le Podium : Mouila, Franceville et Owendo à l’honneur

L’événement d’envergure, porté par la Sobraga (via sa marque Guinness) et l’agence Black History Arts, et qui s’impose aujourd’hui comme un véritable rempart social contre l’oisiveté et les dérives de la rue pour la jeunesse gabonaise en cette période de grandes vacances, a opposé 13 finalistes issus des quatre coins du pays.

Après deux passages de trois minutes chacun, le jury a rendu son verdict basé sur la qualité des textes, l’interprétation et l’engagement scénique. Le classement final s’établit comme suit : 1ᵉʳ prix (Champion) : Glenn l’être pacifique (Mouila), avec une moyenne brillante de 13,79/20, il remporte le trophée et une enveloppe de 1 000 000 FCFA. Le 2ᵉ prix est revenu à Dorisca (Franceville), créditée d’une moyenne de 12,63/20, elle repart avec une enveloppe de 500 000 FCFA. Le 3ᵉ prix revient à Eddy Bipson (Owendo) qui à lui, a obtenu une moyenne de 11,82/20. Il complète ainsi le podium et reçoit 250 000 FCFA.

Les dix autres lauréats, d’abord appelés sur scène pour une photo de groupe officielle, ont quitté les planches sous les applaudissements, laissant le trio de tête affronter le suspense de la proclamation finale.

Une soirée millimétrée entre verbe, danse et musique

Démarrée très précisément à 17h59, la finale a été magistralement orchestrée par le maître de cérémonie Mister Will. Pour accompagner les joutes oratoires, la scène s’est transformée en véritable carrefour des arts urbains. Le public a pu vibrer au rythme de la danse de l’artiste D12, du rap percutant de Ken North, et d’un intermède jazz signé Tisse Warren, offert entre les deux manches de la compétition.

Moment de pure transmission, « L’Interprète », grand vainqueur de la première édition, est venu livrer une prestation symbolique pour passer le flambeau à la nouvelle génération. Le parrain de la compétition, le triple champion du Gabon Slam Master No (de son vrai nom Franck Noël Makosso), a ensuite pris la parole pour son allocution avant l’installation officielle du jury. La soirée s’est achevée vers 23h30 par le mot de clôture du responsable de la marque Guinness, suivi d’une photo réunissant partenaires, jurés et vainqueurs.

Un marathon culturel à fort impact social

Si la finale s’est tenue dans la capitale, elle est l’aboutissement d’un véritable marathon culturel débuté le 20 juin dernier. Pour cette deuxième édition, le Guinness Slam Tour a quitté l’entre-soi librevillois pour sillonner les centres stratégiques du pays : Port-Gentil, Mouila, Oyem et Franceville, avant de quadriller le Grand Libreville (ses six arrondissements, Akanda, Owendo et Ntoum).

Cette décentralisation revêt un impact social majeur. En pleine période de grandes vacances, alors que la jeunesse est particulièrement exposée à l’oisiveté et à diverses formes de vices, le concours offre une alternative exigeante et valorisante. Écrire, scander, défendre ses idées sur scène : le slam canalise les énergies, structure la pensée et transforme le temps libre en tremplin vers l’excellence citoyenne.

L’ingénierie culturelle au service de la jeunesse

Loin d’un simple sponsoring, l’implication de la Sobraga (Guinness), aux côtés de Black History Arts et de Story Art, participe à la professionnalisation d’un circuit culturel urbain en pleine ébullition. En offrant une scène d’envergure nationale, une visibilité numérique (avec une diffusion en direct sur TikTok) et des dotations financières conséquentes, les organisateurs donnent à ces jeunes artistes les moyens de transformer leur talent en projet, leur parole en œuvre, et leur créativité en avenir.

Le Gabonais

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