Libreville, (GM)- A quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique met la pression sur ses services afin que les établissements scolaires soient prêts à accueillir élèves et personnels dans de bonnes conditions.
Dans une note datée du 18 août 2026, le secrétaire général du ministère, Christian Louembet-Onguele, demande aux responsables de l’administration centrale et déconcentrée ainsi qu’aux chefs d’établissements scolaires de prendre « toutes les dispositions nécessaires » pour assurer l’entretien et la mise en état des établissements relevant de leurs compétences.
Cette instruction concerne notamment plusieurs directions générales, dont la Direction générale du patrimoine et des équipements (DGPE), la Direction générale des infrastructures et du patrimoine immobilier de l’État (DGPIE), la Direction générale de l’enseignement secondaire normal (DGESN) et la Direction générale de l’enseignement technique et professionnel (DGETP). Les directeurs d’académie provinciale, directeurs de zone académique, chefs de circonscription scolaire et responsables des bases pédagogiques sont également concernés.
Nettoyage, débroussaillage et vérification des bâtiments
Les opérations demandées doivent porter en priorité sur les conditions matérielles d’accueil. Le ministère exige ainsi le nettoyage et la salubrité des salles de classe, bureaux, cours et espaces communs, mais également le désherbage et le débroussaillage des espaces scolaires.
La note prévoit par ailleurs une vérification de l’état des infrastructures, notamment des bâtiments, toitures, portes et fenêtres. Une exigence qui traduit la volonté affichée de ne pas limiter les préparatifs de rentrée aux seules questions administratives ou pédagogiques, mais d’intégrer également la dimension sécuritaire et fonctionnelle des établissements.
Le secrétaire général insiste sur le caractère diligent de l’exécution de ces mesures. L’objectif affiché est de garantir, dès l’ouverture de l’année scolaire, des conditions d’accueil satisfaisantes pour les personnels et les apprenants.
Une instruction qui pose la question de l’état réel des établissements
Au-delà de son caractère administratif, cette note soulève toutefois une question plus fondamentale : dans quel état se trouvent aujourd’hui les établissements scolaires gabonais à l’approche de la rentrée ? Car demander le nettoyage, le débroussaillage et la vérification des bâtiments est une chose ; s’assurer que les établissements disposent effectivement des moyens humains, matériels et financiers nécessaires en est une autre. La réussite de l’opération dépendra donc moins de la formulation des instructions que de leur traduction concrète sur le terrain.
A l’approche de la rentrée 2026-2027, les responsables concernés sont désormais appelés à passer des consignes aux actes. Pour les élèves, les enseignants et les familles, l’enjeu est simple : retrouver des établissements propres, fonctionnels et suffisamment sécurisés pour commencer l’année scolaire dans des conditions dignes.
La note du 18 août constitue ainsi un rappel à l’ordre administratif, mais aussi un test grandeur nature de la capacité de l’administration éducative à transformer une instruction centrale en résultats visibles dans les établissements scolaires du pays.
VYL

