Gabon Economic Forum 2026 : le secteur privé mobilisé pour accélérer la transformation économique du pays

Libreville, (GM)- La deuxième édition du Gabon economic forum (GEF) s’est ouverte ce samedi 27 juin, à la salle Pierre Mamboundou du Palais des Congrès de la Cité de la démocratie, en présence du vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, et d’un parterre de personnalités du monde des affaires.

Près d’un millier de participants, issus des milieux économiques, institutionnels et financiers, ont pris part à cette rencontre de haut niveau. Aux côtés des chefs d’entreprise figuraient également plusieurs figures de premier plan, dont d’anciens Premiers ministres, venus témoigner de l’intérêt stratégique accordé à ce rendez-vous consacré à l’avenir de l’économie gabonaise.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’allocution inaugurale du président de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), Alain-Claude Kouakoua, récemment élu à la tête de l’organisation patronale, suivie du discours officiel du vice-président de la République.

Du diagnostic aux solutions concrètes

Dans son intervention, Alain-Claude Kouakoua a rappelé que la première édition du Gabon Economic Forum, organisée en 2025, avait essentiellement permis d’établir un diagnostic lucide de la situation des entreprises et du climat des affaires au Gabon. Cette nouvelle édition se veut résolument tournée vers l’action.

Vue d’ Alain-Claude Kouakoua président de la FEG PH/GM

Pour cette année, son ambition est de faire émerger des solutions concrètes, susceptibles de renforcer durablement le secteur privé, tout en produisant un impact positif sur le bien-être des populations et la cohésion nationale.

Huit ateliers au service de la transformation économique

Placée sous le thème « Des entreprises fortes pour une croissance durable et une prospérité partagée », cette édition s’articule autour de huit ateliers consacrés aux principaux défis de l’économie nationale. Les échanges portent notamment sur la compétitivité des entreprises, le financement de l’économie, la transformation industrielle, l’emploi, l’innovation, la gouvernance économique et les conditions d’un développement plus inclusif.

Une leçon inaugurale sur la souveraineté économique

Avant l’ouverture du premier panel, les participants ont suivi la leçon inaugurale du professeur Jean Jacques Ekomie, Recteur de l’université Omar Bongo, portant sur le thème « Création d’entreprises fortes pour une souveraineté économique : transformer le tissu productif dans le contexte de la ZLECAf ».

L’universitaire a mis en avant la nécessité de moderniser le tissu productif national afin de permettre aux entreprises gabonaises de mieux saisir les opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine.

Des dirigeants d’entreprises au cœur des échanges

Le premier panel a ensuite réuni plusieurs dirigeants d’entreprises, parmi lesquels Dimitri Djebi (BGFIBank), Léopold Batolo (Comilog) et Patrick Duffy Bibang, autour des enjeux liés au renforcement du secteur privé et à son rôle dans la diversification de l’économie gabonaise.

Une Déclaration de Libreville très attendue

Les travaux devraient s’achever ce samedi en fin de journée par l’adoption de la déclaration de Libreville du secteur privé, un document de synthèse regroupant les principales recommandations issues des ateliers.

Cette déclaration est appelée à constituer une feuille de route destinée à nourrir le dialogue entre les pouvoirs publics et les opérateurs économiques, avec pour ambition de faire du secteur privé un moteur de la croissance durable et de la prospérité partagée au Gabon.

Envoyé spécial : Raphael Mouissy

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