Libreville, (GM)- Une vive agitation a gagné la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Cnamgs) après la circulation, sur les réseaux sociaux et dès les premières de ce samedi 25 avril, d’une information affirmant que le Syna-Cnamgs, Syndicat national des agents de la Cnamgs, exigerait la démission de Alain Claude Kouakoua, président du Conseil d’administration (PCA) de l’institution.
Face à l’ampleur prise par cette rumeur, le syndicat cité a promptement réagi officiellement afin de rétablir les faits.
Un démenti formel
Dans un communiqué daté de ce même 25 avril 2026, signé par son président par intérim Tengue Aymar, le Syna-Cnamgs a opposé un démenti catégorique aux informations circulant en ligne. Par la plume du signataire, le syndicat affirme que ces allégations sont « infondées » et ne traduisent en rien sa position officielle.
Comme pour battre davantage en brèche ces allégations, il précise que ses revendications actuelles concernent exclusivement :
- l’amélioration des conditions de travail des agents ;
- le respect des engagements sociaux ;
- le bon fonctionnement de l’institution.
Le Syna-Cnamgs souligne que ces revendications ne comportent aucune demande de démission, ni aucune mise en cause personnelle des responsables de la Cnamgs
Un appel à la vigilance contre la désinformation
Dans son message, le syndicat invite l’ensemble des agents syndiqués et l’opinion publique à faire preuve de prudence face aux contenus diffusés sur des canaux non officiels. En ce sens, il rappelle son attachement aux principes de responsabilité, de vérité et de dialogue social constructif, tout en martelant que le message qui lui est attribué « ne provient pas de ses instances habilitées » et ne saurait engager sa responsabilité.
Une polémique sur fond d’assainissement de la gouvernance interne
Cette controverse survient dans un climat interne jugé sensible au sein de la Cnamgs. De source fiable bien informée, l’institution serait engagée dans une dynamique de renforcement de la gouvernance, notamment à travers des actions visant à lutter contre des pratiques présumées de détournements de fonds.

Selon certaines informations concordantes, ces initiatives auraient été engagées sous l’impulsion du Conseil d’administration dirigé par Alain Claude Kouakoua, en parfaite collaboration avec la nouvelle directrice générale et sont équipe.
Des observateurs avisés estiment que cette politique de rigueur pourrait expliquer quelques tentatives de déstabilisation, notamment à travers des campagnes de rumeurs ou de dénigrement ciblant les responsables impliqués dans cette démarche. Elément souvent mis en avant par les soutiens du PCA, Alain Claude Kouakoua ne percevrait aucun émolument de la Cnamgs. Ceci, par choix personnel. Toute chose considérée comme un signal de probité que ne supporteraient pas les acteurs des pratiques décriées et combattus.
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la rapidité avec laquelle des informations non vérifiées peuvent se propager sur les réseaux sociaux, avec des conséquences immédiates sur le climat social et institutionnel. A ce stade, le seul document officiellement attribué au Syna-Cnamgs affirme clairement qu’aucune exigence de démission du PCA Alain Claude Kouakoua n’a été formulée par le syndicat.
Dans un contexte où la Cnamgs demeure un pilier stratégique de la politique sociale gabonaise, plusieurs voix appellent à davantage de rigueur dans la diffusion de l’information et à une communication institutionnelle renforcée, afin d’éviter que des rumeurs ne viennent perturber le fonctionnement de l’organisme.
Simplice Rabaguino

