Libreville, (GM)- L’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) est montée au créneau pour répondre aux accusations circulant sur les réseaux sociaux au sujet d’un vaste projet d’aménagement conduit à Okolassi, dans la commune de Ntoum.
Dans un communiqué publié ce 28 juillet, l’établissement public affirme que les travaux réalisés par la Société civile immobilière (SCI) Ndossi sont parfaitement conformes au cadre juridique en vigueur et dénonce des allégations qu’elle juge infondées.
L’État revendique la pleine propriété du site
Selon l’ANUTTC, un individu revendique publiquement la propriété du site actuellement en cours d’aménagement tout en accusant la SCI Ndossi de s’être illégalement approprié le terrain et de mener des opérations de spéculation foncière. Des affirmations que l’agence rejette catégoriquement.
L’organisme public rappelle que la SCI Ndossi intervient dans le cadre d’une convention de concession d’aménagement régulièrement conclue avec l’État gabonais. Le terrain concerné correspond à la parcelle n° 1, section WD du plan cadastral de la commune de Ntoum, située au lieu-dit Okolassi. D’une superficie de 1 300 hectares, cette emprise est couverte par le Titre foncier n° 37 755 établi au nom de la République gabonaise.
Un projet présenté comme une réponse à la demande de logements
Au-delà de l’aspect juridique, l’ANUTTC souligne que ce programme revêt un caractère stratégique. Porté par les plus hautes autorités de l’État, il ambitionne de mettre à la disposition des populations des parcelles à bâtir afin de favoriser l’accès à la propriété foncière, conformément aux orientations fixées par le président de la République.
Des accusations jugées sans fondement
L’agence estime ainsi que les accusations portées contre la SCI Ndossi sont dénuées de tout fondement juridique. Elle considère qu’elles sont susceptibles d’induire l’opinion publique en erreur, de porter atteinte à la réputation du promoteur et de compromettre la mise en œuvre d’un projet présenté comme étant d’intérêt général.
Menace de poursuites judiciaires
Face à cette situation, l’ANUTTC annonce qu’elle se réserve le droit, en concertation avec les parties concernées, d’engager toute procédure judiciaire appropriée contre les auteurs de fausses allégations, de diffamations ou de tout acte susceptible de porter préjudice aux intérêts de l’État ou au bon déroulement du projet.
Une mise au point officielle
Par cette prise de position officielle, l’établissement entend clarifier le statut juridique du site d’Okolassi et réaffirmer le cadre légal dans lequel s’inscrit cette importante opération d’aménagement foncier. Au-delà du démenti, ce communiqué traduit également la volonté des autorités de préserver un projet présenté comme stratégique pour la politique nationale d’accès au foncier et à la propriété.
VYL

