Libreville, (GM)- La Présidence de la République et le Commissariat général aux expositions du Gabon ont officiellement lancé, ce mercredi 22 avril, le Forum International de Libreville pour l’Innovation et le Développement, prévu le 3 mai 2026 au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie.
A travers cet événement annoncé comme structurant, les autorités gabonaises affichent une ambition claire : repositionner Libreville comme un carrefour stratégique des investissements, des idées et des décisions en Afrique.
La conférence de presse conjointe s’est tenue dans la salle de presse de la Présidence, en présence de plusieurs responsables institutionnels, acteurs économiques et représentants des médias. Elle marque le coup d’envoi d’un rendez-vous présenté comme un futur événement annuel majeur.
Un forum au service de la diplomatie d’influence et de la modernisation
Ouvrant la rencontre, Théophane Nzame Nze Biyogue, conseiller spécial et porte-parole de la Présidence de la République, a inscrit cette initiative dans la vision du chef de l’État, axée sur la stabilité institutionnelle, la modernisation du pays, l’amélioration du climat des affaires et une diplomatie d’influence assumée. Pour la Présidence, ce Forum constitue un moment stratégique destiné à renforcer la crédibilité du Gabon sur la scène internationale.
Au-delà de l’image, il s’agit également de structurer une industrie événementielle nationale encore sous-exploitée, tout en faisant de Libreville un point de convergence pour les décideurs africains et internationaux. Dans cette dynamique, la rénovation de la Cité de la Démocratie est présentée comme un symbole fort : celui d’un Gabon qui entend se projeter vers l’avenir avec des retombées concrètes pour les populations.
Cinq séquences clés pour une première édition ambitieuse
Prenant la parole, Nina Abouna, commissaire générale aux Expositions du Gabon, a dévoilé les contours de cette première édition, appelée à devenir un rendez-vous incontournable réunissant chefs d’État, ministres, investisseurs, institutions internationales et experts.
Aussi, le Forum sera-t-il structuré autour de cinq séquences majeures :
- un panel inaugural des chefs d’État,
- la présentation du Programme National de Croissance et de Développement,
- la signature de partenariats stratégiques,
- des panels sectoriels accompagnés de sessions de networking,
- et l’adoption de la Déclaration de Libreville, destinée à synthétiser les échanges et à proposer des actions à court, moyen et long terme.
L’objectif affiché est clair : faire du Forum un espace où l’on ne se limite pas aux discours, mais où l’on engage des décisions suivies d’effets.
1 000 participants attendus et une forte mobilisation internationale
Selon les organisateurs, le Forum devrait rassembler environ 1 000 participants, dont 200 intervenants de haut niveau, 300 entreprises, ainsi que des représentants de 35 pays et organisations internationales. Des chiffres qui témoignent, selon les autorités, de l’intérêt croissant pour la trajectoire du Gabon et son ambition de redevenir un acteur influent dans les échanges économiques régionaux.
Les impacts attendus sont multiples : meilleure visibilité des réformes engagées, renforcement de la crédibilité institutionnelle, diversification économique, développement du secteur MICE (Meetings, Incentive, Conferences & Exhibitions), création d’emplois et mise en place d’un mécanisme permanent de suivi des engagements pris.
Le Palais des Congrès, vitrine du Gabon événementiel
Le choix du Palais des Congrès de Libreville, récemment rénové, est au cœur de la stratégie. Les autorités veulent en faire une infrastructure emblématique capable d’accueillir des événements internationaux selon les standards du secteur MICE. Pour le Commissariat Général aux Expositions, l’enjeu est aussi de positionner le Gabon comme une destination régionale incontournable pour les conférences et expositions d’envergure.
« Le Forum International de Libreville n’est pas un forum de plus », a insisté Nina Abouna, le présentant comme « une invitation à prendre, ici, une part active aux décisions qui redéfinissent l’Afrique et impactent le monde ».
Dans une déclaration à forte portée symbolique, Théophane Nzame Nze Biyogue a, pour sa part, martelé : « Le Gabon est de retour », ajoutant que le pays entend désormais porter son développement avec plus d’assurance et défendre ses intérêts dans les nouveaux équilibres géopolitiques et économiques.
Une Déclaration de Libreville comme feuille de route
Au-delà de l’événement, les autorités gabonaises veulent institutionnaliser un mécanisme de suivi. Chaque édition donnera lieu à une Déclaration de Libreville, conçue comme une feuille de route stratégique pour améliorer l’environnement des affaires, orienter les partenariats et garantir la mise en œuvre des engagements.
L’ambition finale est de faire de Libreville une capitale africaine du dialogue stratégique, un espace permanent où se construisent des alliances économiques, institutionnelles et diplomatiques durables.
Un appel à la mobilisation nationale
En clôture de la conférence de presse, la Présidence et le Commissariat général aux expositions ont appelé les institutions, le secteur privé, les partenaires internationaux, la société civile et les médias à se mobiliser afin de faire de cette première édition un succès national et continental.
Le rendez-vous est donc pris pour le 3 mai 2026, date à laquelle Libreville espère démontrer, au-delà des intentions, que le Gabon veut désormais compter dans les grandes conversations qui façonnent l’avenir du continent.
VYL

