Libreville (GM)- Après une première étape organisée à Franceville, le concours Pitch For Impact a lancé, le 3 octobre 2026 à Libreville, sa deuxième phase de présélection. Portée par l’ONG HOSEA avec l’appui du ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes, l’initiative entend faire des compétences et des idées de la jeunesse des projets économiques capables de générer de la valeur et des emplois.
Le pari est désormais lancé. Vingt-quatre jeunes étudiants et porteurs de projets ont pris part, à Libreville, à la deuxième phase du concours Pitch For Impact, une initiative qui ambitionne de créer un véritable pont entre le monde académique, l’entrepreneuriat et le secteur privé.
Organisée à l’Hôtel Boulevard d’Acaé, cette nouvelle étape intervient après une première phase tenue le 19 septembre 2026 à Franceville. Elle vise à poursuivre l’identification de jeunes talents capables de proposer des solutions innovantes et susceptibles de répondre aux besoins de l’économie nationale.
Transformer les compétences en opportunités économiques
Au cœur de Pitch For Impact se trouve une problématique devenue centrale : comment permettre aux jeunes diplômés et étudiants de transformer les connaissances acquises au cours de leur formation en véritables activités économiques ?
Pour les promoteurs du programme, la réponse passe par l’entrepreneuriat. Le concours ne se limite donc pas à une présentation de projets devant un jury. Il cherche à accompagner les jeunes dans le passage d’une simple idée à un projet structuré, puis à une entreprise viable.
Lors du lancement de cette deuxième phase, la ministre du Commerce, des PME-PMI, et de l’Entrepreneuriat des Jeunes, Gninga Chaning Zenaba a rappelé que le diplôme ne devait plus être considéré comme l’aboutissement ultime du parcours de formation. Les jeunes doivent également disposer des moyens nécessaires pour transformer leurs connaissances en solutions, leurs idées en projets et leurs projets en entreprises.
Une orientation qui donne tout son sens au slogan du programme : « Transformer les idées en projets, les projets en entreprises et les talents en créateurs de valeur. »
Bien plus qu’un simple concours
Pitch For Impact se présente comme un dispositif d’accompagnement et de maturation des projets entrepreneuriaux. L’ambition est d’identifier des initiatives à fort potentiel, mais également de renforcer les capacités des jeunes porteurs de projets.

Le programme entend ainsi encourager l’esprit entrepreneurial, identifier des projets innovants, renforcer les compétences des étudiants, faciliter leur insertion professionnelle et rapprocher les établissements de formation du secteur privé. À terme, l’objectif affiché est de contribuer à la création d’entreprises et d’emplois et à l’émergence d’un tissu de PME gabonaises plus dynamique.
Pour les 24 candidats de cette deuxième phase, l’exercice représente donc une occasion de confronter leurs idées à l’expertise de professionnels, mais aussi de mesurer leur capacité à répondre à des besoins réels du marché.
La ministre les a d’ailleurs invités à ne pas considérer cette étape comme une simple compétition, mais comme une opportunité de tester leurs projets face aux professionnels et aux réalités économiques.
Le secteur privé appelé à accompagner les jeunes
L’un des enjeux majeurs soulevés à l’occasion de cette deuxième phase reste l’implication du secteur privé.
Le gouvernement souhaite en effet que les jeunes entrepreneurs ne soient pas laissés seuls au terme du concours. Les entreprises sont ainsi appelées à contribuer à leur accompagnement à travers plusieurs mécanismes : mentorat, incubation, financement, expertise, accompagnement technique, accès au marché, commandes, sous-traitance ou partenariats stratégiques.
Pour le ministère, les candidats de Pitch For Impact ne doivent pas seulement être perçus comme des participants à une compétition. Ils représentent également une nouvelle génération de futurs entrepreneurs, fournisseurs, employeurs et partenaires économiques.
Cette vision rejoint l’objectif affiché par le programme de créer des passerelles durables entre les jeunes porteurs de projets, les structures d’accompagnement, les investisseurs, les entreprises et les dispositifs publics d’appui à l’entrepreneuriat.
Une réponse à l’enjeu de l’emploi des jeunes
Derrière Pitch For Impact se dessine également une ambition économique plus large : faire évoluer le rôle de la jeunesse dans l’économie nationale.
L’initiative entend encourager les jeunes à ne pas être uniquement des demandeurs d’emploi, mais à devenir également des créateurs de valeur, d’activités et d’emplois. Pour le ministère, l’accompagnement de cette jeunesse entrepreneuriale constitue ainsi un levier important de développement économique.
Cette orientation s’inscrit, selon le discours de lancement, dans la dynamique de transformation économique portée par les autorités gabonaises, avec une attention particulière accordée à la valorisation du capital humain, à la promotion de l’entrepreneuriat, au développement du secteur privé et à la création d’emplois.
Le véritable défi commence après le concours
Si la compétition doit permettre de faire émerger les meilleurs projets, ses initiateurs veulent surtout éviter que l’aventure ne s’arrête au terme de la sélection.
Le véritable enjeu sera donc de transformer les projets identifiés en activités économiques concrètes. Le dossier de presse souligne ainsi que l’objectif est de faire émerger des projets capables de devenir demain des entreprises, des employeurs et des acteurs des chaînes de valeur nationales.
La ministre a, pour sa part, insisté sur cette nécessité : le véritable impact du programme devra être visible après le concours, lorsque les projets seront effectivement accompagnés, lorsque des entreprises verront le jour et lorsque les premiers emplois seront créés.
HOSEA et le ministère veulent installer une dynamique durable
Porté par l’ONG HOSEA en partenariat avec le ministère du Commerce, des PME-PMI et de l’Entrepreneuriat des Jeunes, Pitch For Impact entend ainsi dépasser le cadre d’une compétition ponctuelle.
Le programme veut contribuer à faire émerger une jeunesse mieux préparée à entreprendre, à innover et à participer activement au développement économique du Gabon.
Après Franceville et cette deuxième étape à Libreville, l’enjeu est désormais de maintenir cette dynamique et de donner aux projets sélectionnés les conditions nécessaires à leur maturation.
À travers Pitch For Impact, le message est donc clair : l’idée ne doit plus rester au stade de l’idée. Elle doit devenir un projet, puis une entreprise capable de créer de la valeur, des emplois et de contribuer à l’économie nationale.
VYL

