Naufrage au large de Mayumba : 110 personnes secourues, quatre disparus et une pollution au gazole sous surveillance

Libreville, (GM)- Les opérations de recherche se poursuivent au large de Mayumba, après le naufrage survenu le 24 octobre 2026 et impliquant la plateforme pétrolière Prospector 5, exploitée par BW Energy. Dans son communiqué du 27 octobre au soir, la Marine nationale fait état de 110 personnes secourues, de quatre disparus toujours recherchés et d’une pollution au gazole contenue par des dispositifs flottants.

La mobilisation se poursuit au large de Mayumba, dans le sud du Gabon, après le naufrage de la plateforme pétrolière Prospector 5, exploitée par la société BW Energy. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 27 octobre, le vice-amiral Bekale-Meyong, chef d’état-major de la Marine nationale et commandant des opérations de recherches et de secours, a dressé un nouveau bilan de la situation.

Selon les chiffres communiqués par les autorités, 110 personnes ont été secourues. D’après cette autorité militaire, ce bilan a été actualisé après l’arrivée au quai de Port-Gentil, dans la soirée du 26 octobre, de dix personnes supplémentaires. Les rescapés continuent de bénéficier d’un accompagnement adapté, notamment sur les plans sanitaire et logistique. Les dispositifs d’accueil, d’hébergement et de suivi médical restent mobilisés pour répondre à leurs besoins, a précisé l’officier supérieur.

Quatre personnes toujours portées disparues

Malgré les secours déjà réalisés, l’incertitude demeure pour les proches des personnes encore introuvables. Le bilan des recherches fait toujours état de quatre disparus.

Pour tenter de les retrouver, plusieurs moyens navals et aériens restent engagés dans la zone du sinistre. A ces opérations s’ajoutent des patrouilles pédestres effectuées sur le littoral de Mayumba, dans le cadre du dispositif de recherche.

Le manifeste des personnes impliquées dans l’accident fait par ailleurs état de 17 nationalités. Cette diversité souligne la dimension internationale du drame et les enjeux humains liés à la prise en charge des rescapés comme à la recherche des disparus.

Une pollution au gazole sous surveillance

Au-delà du bilan humain, le naufrage soulève également des préoccupations environnementales. Les autorités ont signalé la présence de gazole sur la zone de l’accident.

Selon le vice-amiral Bekale-Meyong, ce produit provient des réservoirs de la plateforme, dont la capacité est évaluée à 280 mètres cubes. La pollution constatée serait ainsi liée au déversement de gazole. Les autorités indiquent qu’elle est actuellement sous contrôle grâce aux barrières flottantes déployées sur place.

Si cette annonce constitue un premier élément rassurant, elle ne suffit toutefois pas, à elle seule, à établir l’ampleur exacte des conséquences environnementales du sinistre.

L’étendue de la contamination, son éventuelle progression vers le littoral et ses effets sur les écosystèmes marins devront être appréciés à partir des résultats du suivi environnemental.

Les navigateurs appelés à la vigilance

Dans le même temps, un avis aux navigateurs a été diffusé à l’ensemble des usagers de la mer. Les autorités leur demandent de redoubler de vigilance et de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité dans la zone de navigation concernée par le naufrage.

Les opérations de recherche, de secours et de suivi se poursuivent donc sur plusieurs fronts : retrouver les quatre disparus, assurer la prise en charge des rescapés et maîtriser les risques environnementaux liés au déversement de gazole.

Au Gabon, ce drame remet également en lumière les exigences de sécurité qui entourent les activités pétrolières en mer. Pour l’heure, la priorité reste aux recherches et à la protection des personnes. Les prochaines communications des autorités sont attendues pour préciser l’évolution du bilan humain et de la situation environnementale au large de Mayumba.

Paul Nkori

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