Libreville, (GM)- La Commission pour le contrôle, l’audit et la vérification des participations et de la dette de l’État (Taskforce) a annoncé le démarrage d’une mission de contrôle dans la province de la Nyanga, dans le cadre de l’audit des travaux d’urgence financés grâce à la dotation spéciale accordée par le chef de l’État au titre de l’exercice 2024.
Selon un communiqué officiel daté du 18 juin 2026, les opérations ont débuté ce 24 juin et visent à procéder à des vérifications physiques et documentaires des prestations exécutées dans cette province du sud du Gabon. L’objectif est de s’assurer de la réalité des travaux réalisés, de leur conformité aux engagements contractuels ainsi que de la traçabilité des paiements effectués au profit des entreprises concernées.
Les opérateurs économiques convoqués à Tchibanga
Dans cette perspective, la Taskforce a convoqué l’ensemble des opérateurs économiques titulaires de marchés dans la Nyanga à une réunion de lancement prévue au gouvernorat de Tchibanga. Les entreprises sont invitées à se présenter munies de tous les documents techniques, administratifs, financiers et bancaires susceptibles de permettre aux contrôleurs d’évaluer l’exécution effective des prestations et l’utilisation des fonds publics engagés.
Un dispositif de contrôle au service de la transparence
Cette mission s’inscrit dans le cadre du renforcement des mécanismes de transparence et de redevabilité dans la gestion des ressources publiques. Elle intervient dans un contexte où les autorités multiplient les initiatives destinées à améliorer le suivi des dépenses de l’État et à garantir l’efficacité des investissements réalisés au bénéfice des populations.
Des sanctions prévues en cas de non-coopération
La Taskforce rappelle par ailleurs que la coopération des entreprises concernées est une obligation. Le communiqué précise que tout refus de collaboration ou toute entrave aux opérations de contrôle pourrait entraîner l’application des mesures légales, réglementaires ou administratives prévues par les textes en vigueur.
A travers cette démarche, les pouvoirs publics entendent renforcer la culture de la reddition des comptes et s’assurer que les financements exceptionnels accordés pour répondre aux situations d’urgence ont effectivement servi aux objectifs pour lesquels ils avaient été mobilisés.
VYL

