Libreville, (GM)- La Caisse nationale d’assurance maladie et de Garantie sociale (CNAMGS) hausse le ton. Dans un communiqué daté du 25 février 2026 et signé de son directeur général, le Pr. Béatrice Yvette Nguema Edzang, l’institution appelle les responsables des structures sanitaires publiques et privées conventionnées à transmettre sans délai les dossiers de leurs praticiens prescripteurs.
Selon l’institution, sur 450 structures conventionnées à travers le Gabon, seules 139 ont, à ce jour, transmis totalement ou partiellement les dossiers demandés. Les dossiers déjà reçus sont en cours de traitement, tandis que les autres seront examinés selon leur ordre d’arrivée.
Face à ce faible taux de transmission, la CNAMGS fixe une échéance ferme : le 15 mars 2026. Passé ce délai, elle avertit que les factures et demandes de prise en charge provenant des structures non conformes ne seront plus réceptionnées.
Mise à jour obligatoire pour les structures déjà en règle
Les établissements ayant déjà envoyé les dossiers ne sont pas dispensés pour autant. Ils doivent transmettre la liste actualisée de leurs praticiens prescripteurs pour l’année 2026 afin d’assurer l’exactitude des données enregistrées.
Une liste détaillée de pièces exigées
Le communiqué rappelle également les documents requis pour les praticiens dont les dossiers n’ont pas encore été déposés. Parmi eux figurent le CV à jour, une pièce d’identité signée trois fois, les diplômes, ainsi que plusieurs attestations professionnelles délivrées notamment par le Conseil national de l’Ordre des Médecins ou l’Ordre national des Sage-Femmes.
Les diplômes obtenus à l’étranger ou dans un établissement privé doivent être homologués auprès de la Direction de la Collation des Grades. Les praticiens du secteur public doivent en outre fournir leur décret d’affectation délivré par le ministère de la Santé, tandis que les non-affectés doivent joindre leur contrat de vacation.
Un enjeu administratif et financier
À travers cette opération d’actualisation, la CNAMGS entend renforcer la fiabilité de son réseau de prescripteurs et sécuriser les procédures de remboursement et de prise en charge. L’organisme assure que ses services techniques restent disponibles pour accompagner les structures dans leurs démarches.
Avec ce rappel assorti d’une menace de sanction administrative claire, l’institution semble déterminée à accélérer la régularisation des dossiers et à mettre à jour sa base nationale de praticiens habilités.
VYL

