Affaire Gnoumba Justine : la SNI réfute toute occupation légale de la parcelle détruite par l’intéressée

Libreville, (GM)- La Société nationale immobilière (SNI) a apporté des clarifications à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dénonçant la destruction de constructions attribuées à une habitante, répondant au nom de Madame Gnoumba Justine, sur un terrain situé à Malibé 1, dans la commune d’Akanda.

Dans un communiqué publié ce lundi 23 juin au soir, la société publique explique que l’opération s’inscrit dans le cadre de la campagne de sécurisation de ses réserves foncières, menée en collaboration avec la mairie d’Akanda. Cette démarche découle de l’opération de Régularisation foncière de masse (RFM), engagée par les autorités nationales conformément au décret n°0424 du 27 octobre 2025. Selon l’entreprise, les contrôles effectués sur la parcelle n°196, section YO7, ont permis de constater la présence effective d’installations précaires à vocation commerciale, notamment une activité de ferronnerie exploitée par un ressortissant étranger.

Des mises en demeure restées sans effet

L’entreprise indique que les occupants du site avaient été officiellement mis en demeure de libérer les lieux par la mairie d’Akanda le 4 juin 2026, avec un délai de 72 heures pour s’exécuter. Une seconde phase de sensibilisation aurait ensuite été menée le 10 juin par les responsables de la SNI, accompagnée d’un nouveau délai accordé aux occupants afin de leur permettre de quitter volontairement les lieux. Face à l’absence de départ des personnes concernées, la société affirme avoir procédé au nettoyage de la parcelle conformément aux procédures engagées.

La situation foncière de Gnoumba Justine précisée

La SNI précise par ailleurs que Gnoumba Justine bénéficie déjà d’une régularisation foncière portant sur une superficie de 500 m² sur une autre parcelle relevant de son patrimoine foncier. Les frais liés à cette attribution auraient été acquittés depuis le 14 avril 2026. Dès lors, soutient l’entreprise, l’intéressée ne disposerait d’aucun droit sur le terrain concerné par l’opération de déguerpissement.

Une réaction face à la polémique sur les réseaux sociaux

Dans son communiqué, la société se dit surprise par la diffusion des vidéos sur les réseaux sociaux, estimant que la bénéficiaire avait jusque-là collaboré avec ses services dans le cadre de la procédure de régularisation foncière. La SNI indique également qu’elle se réserve le droit d’engager toute action judiciaire qu’elle jugera nécessaire pour préserver son image et ses intérêts.

La SNI réaffirme son attachement au cadre légal

En conclusion, l’entreprise publique réaffirme son attachement au respect de la réglementation foncière, à la préservation de son patrimoine et à la protection des missions de service public qui lui sont confiées. Cette affaire intervient dans un contexte de poursuite des opérations de régularisation et de sécurisation foncière engagées dans plusieurs zones du Grand Libreville, où les questions liées à l’occupation des terrains demeurent particulièrement sensibles.

Raphael Mouissy

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