Libreville, (GM)- À quelques jours de la reprise effective des cours prévue ce lundi 7 septembre 2026, les établissements scolaires de Libreville et de l’intérieur du pays s’activent pour finaliser leurs derniers préparatifs. Chefs d’établissement, enseignants et personnels administratifs s’attellent à l’organisation pédagogique, à la gestion des effectifs et à la salubrité des sites. L’objectif est clair : garantir un environnement fonctionnel et accueillant pour les élèves, malgré certains défis logistiques persistants qui mobilisent toute l’attention des directions.
Dans les bureaux et les salles de classe, l’heure est à la finalisation des emplois du temps et à la répartition des groupes d’élèves. Au lycée Jean-Hilaire Aubame Eyéghé comme au CES d’Avorbam, les équipes travaillent d’arrache-pied pour tout mettre en place avant l’arrivée des apprenants. Ce dernier établissement, qui accueille environ 2 500 élèves cette année, mutualise ainsi 29 salles de classe avec le lycée adjacent pour optimiser l’espace disponible. Une gymnastique organisationnelle nécessaire pour absorber la forte demande scolaire dans un contexte de ressources partagées.
Cependant, cette mobilisation administrative se heurte à des difficultés matérielles et structurelles préoccupantes sur le terrain. Plusieurs chefs d’établissement déplorent un déficit criant en tables-bancs, un problème qui risque de handicaper le confort des élèves dès les premiers jours de classe. Par ailleurs, l’exigence ministérielle de salubrité met en lumière des lacunes profondes, notamment l’état dégradé ou l’absence totale d’infrastructures sanitaires dans certains établissements, comme le dénonce le syndicat Feseena.
Face à ces constats, la courte période restante avant le coup d’envoi est mise à profit pour des opérations de nettoyage d’urgence et la recherche de solutions palliatives. Les directions doivent également accompagner les parents dans les dernières formalités d’inscription tout en consolidant les effectifs par classe. Cette rentrée administrative constitue ainsi le véritable seuil opérationnel d’une reprise scolaire qui ne sera pleinement réussie que si les conditions matérielles et pédagogiques sont enfin réunies pour tous les apprenants.
Le Gabonais

