Injures contre le couple présidentiel : la Ligue des femmes de l’UDB condamne et appelle à des poursuites

Libreville, (GM)- A l’instar de la Ligue des jeunes bâtisseurs du même parti, la Ligue des Femmes de l’union démocratique des bâtisseurs (UDB) monte au créneau après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo contenant des propos jugés injurieux et attentatoires à la dignité du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, de son épouse Zita Oligui Nguema et de sa mère, Alice Epigat.

Dans un communiqué de presse, le Bureau national de la Ligue des femmes de l’UDB condamne « avec la plus grande fermeté » les propos tenus dans cette vidéo et largement relayés en ligne. L’organisation féminine du parti présidentiel dénonce des déclarations qu’elle considère comme incompatibles avec les valeurs de respect, de retenue et de dignité.

Pour la Ligue des Femmes, la liberté d’expression ne saurait constituer un blanc-seing permettant l’injure ou l’humiliation des personnes, y compris dans le cadre du débat politique. Elle insiste particulièrement sur le respect dû aux femmes, qu’elles soient mères, épouses, filles ou citoyennes.

L’UDB invoque le Code pénal

Dans son communiqué, la Ligue des Femmes rappelle également les dispositions de l’article 158 du Code pénal gabonais relatives à l’outrage au Président de la République. Elle affirme que cette infraction est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende pouvant atteindre cinq millions de francs CFA.

Sur cette base, le Bureau national estime que les auteurs, mais également les personnes ayant relayé les contenus concernés, pourraient s’exposer à des poursuites judiciaires. La Ligue des Femmes appelle ainsi les autorités compétentes à « faire toute la lumière » sur les faits et à prendre les mesures qu’elles jugeront appropriées au regard de leur gravité.

Appel à la responsabilité sur les réseaux sociaux

Au-delà de la condamnation des propos, l’organisation invite les militantes, les militants et l’ensemble des citoyens à davantage de responsabilité dans l’usage des réseaux sociaux. Elle leur demande notamment de ne pas contribuer à la propagation de contenus injurieux.

A travers cette prise de position, la Ligue des Femmes de l’UDB entend replacer la question du respect des personnes et des institutions au cœur du débat public, alors que les réseaux sociaux constituent désormais un espace majeur d’expression politique au Gabon. « Le respect de la République commence par le respect du Président de la République », conclut le communiqué.

Cette déclaration intervient dans un contexte où les échanges politiques sur les réseaux sociaux donnent régulièrement lieu à des polémiques sur les limites entre liberté d’expression, critique politique et propos susceptibles de relever de l’injure ou de l’outrage.

VYL

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