Hantavirus Andes : le Gabon se prépare face au risque d’importation

Libreville, (GM)- Le ministère de la Santé a publié ce vendredi 15 mai un communiqué de presse visant à rassurer la population, après la détection d’un foyer de Hantavirus, souche Andes, sur un navire de croisière en Atlantique Sud. L’épisode sanitaire, signalé à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 2 mai 2026, a déjà causé trois décès, selon les autorités.

D’après les informations communiquées, plusieurs cas isolés ont ensuite été identifiés en Europe, confirmant la circulation internationale du virus. A ce jour, l’OMS recense 11 cas confirmés, tous placés en isolement dans leurs pays respectifs afin de limiter toute propagation. Les cas contacts ont également été suivis, testés négatifs et mis en isolement préventif.

Une réponse internationale coordonnée

Le ministère gabonais souligne que la gestion de cette épidémie repose sur une réponse mondiale structurée. Celle-ci inclut notamment :

  • des enquêtes épidémiologiques approfondies,
  • l’isolement des cas confirmés,
  • la prise en charge clinique,
  • les évacuations médicales,
  • les analyses en laboratoire,
  • la recherche et la surveillance des cas contacts,
  • ainsi que la mise en quarantaine.

Cette mobilisation internationale vise à éviter que le foyer détecté en mer ne se transforme en vecteur de crise sanitaire globale.

Un virus rare mais potentiellement mortel

Le communiqué rappelle que l’infection humaine à l’Hantavirus est principalement contractée par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. Elle peut également être transmise par inhalation de poussières contaminées ou par contact avec des surfaces souillées.

L’incubation dure entre une et six semaines. Les premiers symptômes ressemblent à ceux d’une grippe : fièvre, fatigue et courbatures. Toutefois, la maladie peut évoluer rapidement vers un tableau beaucoup plus grave, marqué par un syndrome cardio-pulmonaire sévère, une détresse respiratoire, voire un coma. Pour la souche Andes, la létalité est estimée entre 30 et 60 %, ce qui en fait une forme particulièrement préoccupante.

Un risque faible en Afrique mais pas nul

Le ministère précise que les cas humains restent extrêmement rares en Afrique. Seuls quelques uns ont été signalés, notamment au Cap-Vert et en Afrique du Sud. De plus, la souche Andes est habituellement retrouvée chez des rongeurs d’Amérique du Sud, ce qui réduit fortement le risque zoonotique sur le continent africain. Cependant, les autorités reconnaissent que dans un contexte de forte mobilité internationale, « le risque zéro n’existe pas », en raison du flux mondial de voyageurs.

Aucun cas au Gabon, mais une vigilance renforcée

Le ministère de la Santé affirme qu’à ce jour, aucun cas suspect ni aucun contact lié à cet épisode n’a été identifié sur le territoire gabonais.

Toutefois, des mesures préventives ont été mises en œuvre, notamment :

  • le renforcement de la surveillance épidémiologique dans les aéroports internationaux,
  • la sensibilisation du personnel de santé,
  • et la distribution de fiches de renseignement à tous les passagers internationaux.

Appel aux gestes de prudence

En parallèle, les autorités appellent les populations à maintenir des gestes simples de prévention : se laver régulièrement les mains, éviter l’insalubrité et limiter tout ce qui favorise la prolifération des rongeurs, considérés comme les principaux vecteurs de transmission.

Une communication pour prévenir la panique

A travers ce communiqué, le ministère semble vouloir anticiper toute inquiétude excessive et prévenir les rumeurs, en insistant sur l’absence de cas sur le territoire national tout en affichant une posture de vigilance. Dans un contexte international marqué par la mémoire encore récente des crises sanitaires mondiales, les autorités gabonaises veulent montrer qu’elles suivent la situation de près, en coordination avec les organismes internationaux compétents. En ce sens, elles assurent que la surveillance se poursuit et invitent la population à rester calme tout en respectant les mesures de prévention.

VYL

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