Libreville, (GM)- Une boutique commerciale située au Carrefour Gigi sis à Angondje se retrouve citée malgré elle dans une controverse née sur les réseaux sociaux, en marge de l’affaire judiciaire impliquant l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, actuellement au cœur d’une procédure judiciaire dont les contours continuent d’alimenter les débats publics.
Dans un communiqué officiel daté du 21 avril 2026, la propriétaire de Kardia Angelou Boutique, Madame Méline Priscilia Berthe Nyingone Ndongo, dément « formellement » toute association de son établissement à des enjeux politiques ou à des personnalités mentionnées dans des accusations diffusées en ligne.
Une boutique citée dans une polémique virale
Selon plusieurs sources relayées sur les plateformes numériques, l’activiste Nelly Ngabima, connue sous le pseudonyme de « Princesse de Souba », aurait publiquement indexé la boutique dans le cadre d’une campagne de dénonciation visant une dame présentée comme créancière de Monsieur Bilie-By-Nze. Cette dernière réclamerait une somme estimée à cinq millions de FCFA, montant au centre d’une controverse largement commentée.
Mais dans son communiqué, la responsable de la boutique affirme que les propos tenus par l’activiste auraient créé une confusion portant atteinte à l’image de son commerce.
« Kardia Angelou Boutique est sous ma direction exclusive »
Madame Nyingone Ndongo insiste sur le fait que son établissement ne saurait être rattaché, directement ou indirectement, à une quelconque figure citée dans les rumeurs. Elle précise notamment que la boutique n’appartient pas à Madame Maïmouna Diawara, contrairement à ce qui aurait été insinué dans certaines déclarations publiques.
« Kardia Angelou Boutique » est une entité indépendante, sous ma direction exclusive », affirme-t-elle, rejetant toute tentative d’assimilation de son activité à une affaire qui ne la concerne pas.
Des accusations qualifiées de mensongères
Le communiqué dénonce également des « accusations mensongères » et des propos jugés diffamatoires, susceptibles de nuire à l’image de marque de l’enseigne. Tout en appelant le public à la prudence, la propriétaire indique se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre toute personne relayant des informations qu’elle considère comme calomnieuses.
Une affaire Bilie-By-Nze sous tension médiatique
L’affaire judiciaire impliquant Alain-Claude Bilie-By-Nze, déjà hautement sensible, suscite une attention particulière en raison du statut politique de l’intéressé, mais aussi de la manière dont certains acteurs de la société civile s’en emparent publiquement. Dans ce contexte, plusieurs observateurs soulignent que l’intervention d’activistes sur les réseaux sociaux, souvent sans vérification rigoureuse des faits, peut conduire à des dommages collatéraux, notamment pour des particuliers ou des entreprises involontairement exposés.
Entre liberté d’expression et responsabilité
Si les dénonciations publiques font partie des nouveaux modes de mobilisation citoyenne, elles soulèvent également la question de la responsabilité juridique et morale dans la diffusion d’informations sensibles. Les accusations publiques, lorsqu’elles visent des personnes ou des structures commerciales, peuvent rapidement basculer dans des litiges pour diffamation ou atteinte à la réputation.
Dans son message, « Kardia Angelou Boutique » réaffirme pour sa part que ses priorités demeurent « la transparence et la satisfaction de la clientèle », tout en demandant au public de faire preuve de discernement.
Une mise au point pour protéger une activité commerciale
Ce communiqué apparaît ainsi comme une tentative de désolidarisation claire d’un commerce privé face à une polémique devenue virale. Il traduit aussi une inquiétude croissante chez certains acteurs économiques, qui redoutent d’être entraînés dans des conflits politiques ou judiciaires par simple association ou amalgame.
Cette affaire rappelle que, dans un climat social quelque peu électrique, la frontière entre débat public et atteinte à la réputation peut devenir extrêmement fragile.
VYL

