Libreville, (GM)- A peine installé à la tête de la mairie de Libreville, le maire Pierre Obame Etoughe fait déjà parler de lui. Son cabinet compterait près de 200 membres, un chiffre impressionnant qui inquiète autant qu’il étonne dans une commune déjà confrontée à des charges salariales lourdes et à des budgets fort limités.
Héritage du passé ou modernisation ?
Pour certains observateurs, cette pléthore de nominations évoque des pratiques héritées du passé (clientélisme politique et arrangements post-électoraux) longtemps critiqués durant l’ère ayant précédé le coup d’État du 30 août 2023. Une réalité qui, combinée à une dotation de seulement 70 millions de francs CFA par mairie d’arrondissement, laisse craindre des tensions financières et des insuffisances croissantes dans une capitale où les besoins urbains sont immenses.
Les explications des défenseurs du maire
Pour d’autres, il s’agit plutôt d’une volonté affichée de moderniser et d’organiser la mairie. Selon les soutiens du maire, cette équipe élargie est pensée pour mieux structurer le travail administratif et suivre les nombreux chantiers de développement urbain. Une ambition louable, mais qui devra convaincre face aux critiques sur les coûts et l’efficacité réelle.
Gouvernance et enjeux futurs
Dans un contexte post-transition marqué par une forte attente de gouvernance transparente et responsable, ce dossier illustre le défi permanent de concilier réforme administrative et réalité politique. Les mois à venir seront déterminants : le cabinet XXL saura-t-il transformer la mairie en une machine efficace au service des citoyens, ou renforcera-t-il le spectre des critiques sur la gestion des finances publiques ?
Attendons voir
Paul Nkori

