Libreville, (GM)- Le président du tribunal de première instance de Libreville a suspendu pour trois mois, ce jeudi, la juge Leïla Charlène Ndondo Ngossa, en charge de l’affaire dite “Warren”, du nom du jeune lycéen agressé par ses camarades. Une décision prise moins de 24 heures après le placement sous mandat de dépôt de deux des présumés agresseurs.
Selon certaines sources, la magistrate du 2e cabinet des enfants a été sanctionnée pour avoir “manqué aux convenances de son état et à la délicatesse de sa fonction”, après avoir reçu les parents d’un des mis en cause hors la présence de ceux de la victime.
L’ordonnance précise également que la juge aurait interrompu la procédure au motif d’une coupure d’électricité, “alors même qu’elle pouvait poursuivre l’instruction manuellement”. Ces manquements ont été jugés suffisamment graves pour motiver une suspension temporaire de ses fonctions.
Cette décision intervient au moment où l’émotion reste vive dans l’opinion publique, après l’agression du jeune Warren, un fait divers qui a ravivé le débat sur la violence en milieu scolaire et la responsabilité judiciaire dans la protection des mineurs.
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