Justice : ouverture du procès Sylvie Bongo-Valentin et Nourredin Bongo le 10 novembre prochain

Libreville, (GM)- Le procureur général près la Cour d’appel de Libreville, le Dr Eddy Minang, a annoncé l’ouverture le 10 novembre prochain d’une session spéciale dédiée aux affaires de délinquance économique et financière. Parmi les dossiers inscrits figure celui de l’ancienne Première dame, Sylvie Aimée Valentin épouse Bongo, et de son fils Nourredin Bongo Valentin, poursuivis aux côtés d’autres personnalités pour des faits similaires.

Cette session, a précisé le procureur, concernera également plusieurs autres personnalités poursuivies pour des faits similaires, parmi lesquelles Ian Ghislain Ngoulou, Steeve Nzego Dieko, Jessy Ella Ekogha, les frères Oceni Abdul et Mohamed Ali Saliou, ainsi que Cyriaque Mvourandjami.

Face à la presse, le Dr Eddy Minang a assuré que « le procès à venir s’ouvrira dans le strict respect de la procédure prévue par la loi et des délais requis », ajoutant que toutes les diligences nécessaires à la tenue d’un procès équitable et transparent ont été accomplies.

Le magistrat a rappelé que la loi impose la notification des avis d’audience aux prévenus et à leurs avocats, la citation des témoins, ainsi que la mise à disposition des dossiers des accusés aux conseils de la défense avant l’ouverture des débats.

Toutefois, une exception a été soulevée concernant le dossier du ministère public contre Mme Bongo et son fils, cités à domicile conformément à l’article 422, alinéa 2, du Code de procédure pénale, qui prévoit qu’en cas d’absence, une copie de l’acte peut être remise à un parent, un ami, un employé ou un voisin.

Selon le parquet, le domicile indiqué dans les dossiers des intéressés est la villa Nappe, au quartier La Sablière, dans la commune d’Akanda, où ils avaient pris résidence après leur mise en liberté provisoire.

Enfin, le procureur général a précisé qu’en application de l’article 130 du Code de procédure civile, « le domicile est le lieu où se trouve le domicile principal », soulignant que sur les douze personnes concernées par cette session, dix ont été citées à personne.

En rappel, Sylvie Bongo et son fils Nourredin avaient été libérés début mai 2025, “officiellement” pour des raisons de santé, et vivent actuellement à Londres.

VYL

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