Gabon : l’Assemblée nationale de la Transition clôture sa mandature

Libreville, (GM) – Clap de fin pour l’Assemblée nationale de la Transition. Deux ans après sa mise en place en octobre 2023, l’institution a officiellement clos sa mandature ce jeudi 13 novembre 2025 au Palais Léon Mba, devant un parterre de personnalités, dont le vice-président du gouvernement, Hugues Alexandre Barro Chambrier, des diplomates, des représentants du corps judiciaire et d’organisations internationales.

Prenant la parole, le président de l’Assemblée nationale de la Transition, Jean-François Ndongou, a dressé un bilan que lui-même qualifie de « dense » et « déterminant », rappelant que les travaux se sont déroulés sous les principes de la charte de la Transition et du Règlement intérieur.

Deux ans d’activité soutenue

Durant cette période exceptionnelle, les députés de la Transition ont examiné 105 textes, dont 85 adoptés, illustrant un rythme législatif inédit. Parmi les textes les plus emblématiques figurent la nouvelle Constitution, la loi référendaire, le Code électoral, la loi sur les partis politiques, le Code de la santé, le Code de la nationalité, le statut des greffiers, la loi sur la digitalisation, ainsi que la loi de finances 2026, premier budget de la Ve République.

Vue du président de l’Assemblée nationale de Transition, Jean-François Ndongou PH/DR

Fait notable : dix propositions de loi émanant des députés eux-mêmes ont été adoptées, certaines étant déjà transmises au gouvernement pour promulgation.

Un message de reconnaissance

Jean-François Ndongou a également exprimé, au nom de l’ensemble des députés, la « gratitude » de l’Assemblée envers le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour la confiance accordée à ces élus investis d’une mission jugée « cruciale dans la reconstruction institutionnelle du pays ».

Des voix pour témoigner

La cérémonie de clôture a été rythmée par les témoignages de trois députés de la Transition, Paul Biyoghe Mba, pour les partis politiques, Romain Mouelet Mouelet, pour les militaires et de Marcel Libama, pour la société civile.

Tous ont évoqué, chacun à leur manière, les moments forts, les défis et les enseignements de cette mandature singulière, qualifiée par plusieurs intervenants de « période charnière » dans la refondation du paysage institutionnel gabonais.

JCB

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