Crises sociale et sectorielle : la Présidence prône la concertation pour sortir de la crise

Libreville, (GM)- Confronté à des tensions sociales persistantes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, le gouvernement gabonais entend privilégier le dialogue et la concertation. À l’issue d’une conférence de presse tenue mercredi à Libreville, le porte-parole de la Présidence de la République, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a annoncé la mise en place prochaine d’une commission mixte pour le secteur de la santé, tout en appelant les enseignants grévistes à l’apaisement afin de sauver l’année scolaire 2025-2026.

Selon le porte-parole, cette initiative s’inscrit dans la continuité de la méthode gouvernementale déjà éprouvée lors de la gestion de la crise dans l’éducation nationale. « Dans le même esprit de ce qui a été fait dans le secteur de l’éducation, il est envisagé la mise en place prochaine d’une commission réunissant l’ensemble des acteurs pertinents afin d’instaurer un cadre de concertation permanent autour des problématiques de la santé publique dans notre pays », a-t-il déclaré.

Pour Théophane Nzame-Nze Biyoghe, cette démarche traduit la volonté du chef de l’État de s’attaquer en profondeur aux revendications sociales, en améliorant durablement les conditions de travail et de vie des populations. Il a rappelé que, « dans la santé comme dans l’éducation, le Chef de l’État a commencé à agir très fortement très tôt, dès la prise en main du pays », tout en reconnaissant le caractère légitime des revendications exprimées par les professionnels de ces secteurs. Il a néanmoins exhorté l’ensemble des acteurs à faire preuve de responsabilité et d’apaisement pour sortir de cette crise sociale.

Par ailleurs, le porte-parole de la Présidence est revenu sur la grève générale illimitée observée depuis près d’un mois par les enseignants du secteur public, réunis au sein de la plateforme SOS Éducation. Il a lancé un appel pressant à la reprise des cours, soulignant qu’« il est impératif collectivement de sauver l’année scolaire de nos enfants », tout en rassurant que toutes les revendications jugées légitimes seront réglées progressivement.

Dans ce cadre, il a mis en avant plusieurs engagements déjà pris par le gouvernement sous la coordination de Brice Clotaire Oligui Nguema, dont les effets devraient être perceptibles dès la fin du mois prochain. Il s’agit notamment de la mise en solde de 328 enseignants récemment sortis des écoles normales, de la mise en présalaire de 692 enseignants issus des ENIL et ENIF, de la régularisation de 1 810 anciens bénévoles, ainsi que du traitement progressif de près de 4 000 situations administratives, incluant titularisations et avancements.

« Dans ce contexte, un appel solennel à l’apaisement et au sens de responsabilité est adressé à l’ensemble de la communauté éducative », a insisté Théophane Nzame-Nze Biyoghe.

En rappel, depuis le début de l’année 2026, les établissements publics du pré-primaire, du primaire et du secondaire sont à l’arrêt sur l’ensemble du territoire national. Les enseignants conditionnent toute reprise des cours à l’ouverture de négociations directes avec le chef de l’État, assorties de la signature d’un protocole d’accord.

VYL

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