Libreville, (GM) – La Cour constitutionnelle a effectué sa rentrée judiciaire solennelle ce jeudi au Palais de la Constitution, en présence du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. Cette cérémonie traditionnelle a permis au président de la haute juridiction, Dieudonné Aba’a Owono, de présenter le bilan des activités de l’institution et de dévoiler les grandes orientations de son action pour l’année judiciaire 2026, a-t-on appris de source officielle.
L’événement a réuni de hautes personnalités de la République, notamment des membres du gouvernement, les présidents des institutions constitutionnelles, le corps diplomatique accrédité au Gabon ainsi que des représentants des organisations internationales.
Dans son allocution, Dieudonné Aba’a Owono a rappelé le rôle fondamental de la Cour constitutionnelle dans l’architecture institutionnelle du pays. « La Cour constitutionnelle ne gouverne pas. Elle ne légifère pas. Mais la Cour constitutionnelle veille, elle arbitre, elle stabilise, notamment à travers sa fonction de régulation », a-t-il déclaré.
Sur le plan juridique, l’activité de la Cour au cours de l’année écoulée a été marquée par le rendu de plus de cent quatre-vingts décisions. Parmi celles-ci figure notamment une saisine du président de l’Assemblée nationale de la Transition relative à l’interprétation des dispositions de l’article 82, alinéa 3, du Code électoral. Aux plans économique, social et culturel, les requêtes examinées ont porté, entre autres, sur la nécessité d’une meilleure appropriation de la souveraineté économique du pays ainsi que de son modèle social et culturel.

Moment clé pour définir les perspectives de l’institution, cette rentrée judiciaire a également été l’occasion pour le président de la Cour constitutionnelle d’annoncer le lancement prochain de la réécriture de la loi organique portant organisation de la Cour, ainsi que de son règlement de procédure. Selon Dieudonné Aba’a Owono, ces textes seront repensés afin de s’arrimer à la nouvelle Constitution et d’offrir un cadre clair, lisible et effectif à l’exercice de la fonction régulatrice de la Cour, notamment en précisant ses modalités, ses instruments et ses limites.
Pour l’année judiciaire 2026, le président de la Cour constitutionnelle a assuré que l’institution entend pleinement jouer son rôle d’arbitre institutionnel. « La Cour constitutionnelle sera une boussole, au service de la République et du peuple gabonais », a-t-il conclu.
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