Libreville, (GM)- En séjour à Cape Town, en Afrique du Sud depuis le 29 septembre dernier, dans le cadre de l’Africa energy week 2025, le ministre du Pétrole et du Gaz, Sosthène Nguema Nguema, a présenté la nouvelle feuille de route énergétique du Gabon. Face au déclin progressif de la production nationale, le gouvernement entend relancer l’exploration pétrolière, en concentrant ses efforts sur l’offshore profond et très profond.
Selon le membre du gouvernement, le bassin sédimentaire gabonais demeure largement sous-exploré, près de 72 % du domaine pétrolier n’ayant pas encore été attribué. « Notre ambition est claire : exploiter pleinement le potentiel de nos eaux profondes pour inverser la tendance et maintenir la place du Gabon parmi les producteurs africains », a déclaré Sosthène Nguema Nguema.
Pour attirer les investisseurs, Libreville mise sur des réformes profondes telles que, le code des hydrocarbures sera scindé en deux textes distincts, Un Code pétrolier et un Code gazier, afin d’offrir un cadre plus lisible.
Le régime fiscal a également été revu : suppression des bonus de signature pour les projets en offshore profond et très profond, fiscalité adaptée au risque et conditions contractuelles plus souples.
Cette offensive séduit déjà les majors. Un protocole d’accord avec ExxonMobil devrait être signé à la mi-octobre pour l’octroi de licences d’exploration, tandis que TotalEnergies a adressé une lettre d’intention marquant son intérêt. Des découvertes récentes comme celles des blocs Bourdon DBM-1, Diaman ou encore Boudji renforcent cet engouement.
Le gouvernement espère voir de premiers résultats d’ici deux à trois ans, avec une mise en production progressive de nouveaux gisements. Au-delà du pétrole, l’exécutif veut aussi valoriser le potentiel gazier, présenté comme un levier essentiel de diversification et de transition énergétique.
« Nous voulons un cadre clair, attractif et durable, garantissant à la fois la rentabilité des investisseurs et les intérêts du peuple gabonais », a insisté le ministre devant un parterre d’acteurs internationaux.
Avec cette stratégie, le Gabon ambitionne non seulement de freiner le déclin de sa production, mais aussi de se positionner comme un hub énergétique régional, en phase avec les nouveaux équilibres du marché mondial.
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