Attaques contre Seydou Kane : le procès de la réussite d’un patriote acharné qui a choisi le Gabon

Libreville, (GM)- Parler de Seydou Kane aujourd’hui exige plus que jamais de la mesure, du discernement et un sens aigu de la responsabilité. Car derrière les attaques et menaces dont l’homme d’affaires gabonais fait actuellement l’objet de la part de certains compatriotes, parmi lesquels des activistes bien connus, se dessine une question qui dépasse largement sa personne : celle de notre rapport à la réussite, à l’étranger devenu compatriote, à l’entreprise privée et, plus largement, à la construction du Gabon nouveau.

Depuis quelques jours, des voix particulièrement hostiles à son encontre s’emploient à mettre en cause Seydou Kane. Les arguments avancés s’inscrivent dans un contexte national marqué notamment par la publication des données du dernier recensement général de la population et du logement, qui a relancé le débat sur une présence relativement importante de populations étrangères au Gabon.

Il convient pourtant de ne pas céder au dangereux raccourci qui consisterait à faire passer les chiffres d’un recensement national pour un réquisitoire contre un individu, encore moins contre un compatriote en raison de ses origines. Lorsque des attaques personnelles apparaissent dans un tel contexte, non sans xénophobie ouvertement assumée, il est légitime de s’interroger sur leurs motivations réelles.

Gare à la chasse à l’homme

Le Gabon et les Gabonais ont parfaitement le droit de réfléchir à la politique migratoire du pays. Ils ont le droit de s’interroger sur la régularité des séjours, sur l’accès à l’emploi, sur la nationalité, sur la préférence nationale, sur la maîtrise de frontières et sur les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent participer à l’économie gabonaise.

Mais il y a une ligne rouge qu’il importe de ne jamais franchir, à savoir celle qui consiste à transformer une question collective en procès individuel. Seydou Kane n’est pas le responsable de la présence des populations étrangères au Gabon. Il n’est pas davantage responsable des choix successifs opérés par les pouvoirs publics en matière d’immigration, de naturalisation, d’investissement ou de commande publique.

Il serait donc pour le moins curieux que les interrogations légitimes suscitées par les chiffres du RGPL trouvent soudain leur exutoire dans la personne d’un entrepreneur parfaitement identifié. C’est précisément ici que le citoyen lucide doit ralentir, freiner et s’arrêter.

Car en vérité, qui cherche-t-on réellement à atteindre ? Un homme ? Un entrepreneur ? Un modèle de réussite ? Ou, à travers lui, quelque chose de plus vaste ?

Seydou Kane n’est pas arrivé au Gabon hier

D’origine malienne, Seydou Kane est arrivé au Gabon au milieu des années 1980. Il y a construit progressivement son parcours entrepreneurial, en commençant par le commerce avant de se diversifier dans l’immobilier puis dans les travaux publics.

Ce parcours n’est pas anodin. Il raconte quelque chose de notre pays qui est et demeure une terre d’accueil, une terre d’opportunités, une terre où des hommes et des femmes venues d’ailleurs ont pu entreprendre, investir, travailler et, pour certains, devenir à leur tour des acteurs de la vie nationale.

Seydou Kane appartient à cette histoire. Au fil des décennies, il a développé une expertise reconnue dans le secteur des infrastructures et des travaux publics. A travers le Consortium International de Travaux Publics (CITP), il est devenu un acteur important du BTP gabonais.

Il ne s’agit nullement-là d’une affirmation gratuite ou lunaire. Les entreprises auxquelles son nom est associé ont participé à la réalisation de nombreux travaux et infrastructures au Gabon, notamment dans le domaine routier et dans celui des équipements publics.

Des routes, des ouvrages, des emplois : la réalité que les invectives ne peuvent effacer

Il est facile, derrière un écran ou un clavier de réduire un homme à son origine, à sa fortune supposée ou aux accusations fantaisistes qui ont pu jalonner son parcours. Il est beaucoup plus difficile de regarder objectivement, et même courageusement, ce qu’il a produit.

Vue de l’homme d’affaire au côté du chef de l’Etat PH/DR

Le CITP est intervenu, et continue d’ailleurs de le faire, sur plusieurs chantiers de voirie à Libreville, Owendo et Akanda. Parmi les infrastructures réalisées par les entreprises de Seydou Kane figurent également plusieurs équipements publics et sportifs, notamment des ouvrages liés au Prytanée militaire, des infrastructures sportives et des équipements destinés à la formation.

Son parcours entrepreneurial dans les travaux publics ne peut donc être balayé d’un revers de main par quelques slogans incendiaires et injurieux sur les réseaux sociaux. Les routes, les bâtiments, les équipements, les investissements et les emplois créés par Seydou Kane sont une réalité implacable que ne peut effacer la moindre cabale.

L’autre Seydou Kane : celui de l’engagement social

Il y a également une dimension du personnage que les attaques actuelles semblent étrangement oublier : la fibre sociale de l’homme. A travers sa fondation et différentes initiatives philanthropiques, Seydou Kane a apporté son soutien à des populations vulnérables, à des enfants, à des familles et à des initiatives relevant notamment de la santé, de l’éducation et de l’aide sociale.

Durant la crise sanitaire de la Covid-19, son engagement social au Gabon s’est traduit par des contributions financières et des actions de distribution de vivres. Il est donc intellectuellement malhonnête de vouloir raconter un homme uniquement à travers des accusations et soupçons proférés sans la moindre preuve, tout en effaçant systématiquement les éléments qui pourraient battre ceux-ci en brèche.

On peut aimer le Gabon sans être né au Gabon

La nationalité ne devrait pas être un simple passeport brandi lorsque cela arrange et oublié lorsque cela dérange. Un Gabonais est-il condamné à demeurer éternellement « étranger » parce que ses parents sont d’ailleurs ?

Si tel était le cas, il faudrait alors revoir toute notre conception de la nationalité, de l’intégration et de l’appartenance à la communauté nationale.

La République ne peut pas, d’un côté, reconnaître juridiquement un compatriote et, de l’autre, laisser des citoyens lui rappeler continuellement ses origines comme une sorte de dette perpétuelle. Si Seydou Kane est Gabonais en droit, alors il doit être considéré comme tel dans le débat public.

Les adversités obscures et le coup de Jarnac

Il existe, selon certaines sources et certains observateurs, des interrogations sur une possible instrumentalisation de ces voix hostiles à Seydou Kane dans le contexte actuel. Alors, à qui profite une telle campagne de dénigrement visant personnellement un entrepreneur dont le nom est devenu indissociable de certains grands chantiers du pays ?

Dans la vie publique, les coups de Jarnac ne sont pas toujours visibles. Ils peuvent prendre la forme de rumeurs savamment distillées, d’amalgames, de campagnes numériques, de procès d’intention ou d’une utilisation opportuniste d’un débat national parfaitement légitime.

L’ambition personnelle peut alors se déguiser en patriotisme. La rivalité économique peut emprunter les habits de la défense de la nation. Et la volonté d’affaiblir un adversaire peut se présenter sous les apparences respectables d’un combat citoyen. C’est précisément pourquoi il faut demander des preuves.

Qui accuse doit documenter. Qui met en cause doit démontrer. Qui prétend défendre l’intérêt national doit accepter que son propre discours soit soumis au même examen critique.

Le patriotisme ne consiste pas à détruire ceux qui entreprennent

Le Gabon a besoin d’un patriotisme qui construit. Un patriotisme qui protège les intérêts nationaux, certes.

Mais également un patriotisme qui crée des entreprises, développe des compétences, construit des routes, forme des jeunes, paie des salariés et contribue à l’activité économique. Le nouveau Gabon dont parlent les autorités ne pourra pas être bâti uniquement par l’État.

Vue d’un ouvrage parmi tant d’autres à travers le pays PH/DR

Il nécessitera une alliance intelligente entre puissance publique, entrepreneurs, travailleurs, investisseurs, PME et société civile.

Dans cette perspective, un entrepreneur qui possède une expérience importante dans les infrastructures ne devrait pas être considéré comme un problème simplement parce qu’il réussit. Il devrait être soumis aux mêmes règles que les autres. Ni privilège parce qu’il est puissant. Ni persécution parce qu’il est puissant. Voilà le principe républicain.

Seydou Kane, un grand artisan du Gabon économique

Ceux qui souhaitent contester son parcours en ont parfaitement le droit. Ceux qui veulent critiquer sa gestion, ses entreprises ou ses positions peuvent le faire.

Mais il existe une différence fondamentale entre la critique argumentée et la campagne de démolition. A ce jour, Seydou Kane a passé plus de quatre décennies de sa vie professionnelle au Gabon. Il y a investi. Il y a entrepris. Il y a employé des personnes, notamment des Gabonais.

Il y a également construit. Il y a contribué à des actions sociales. Et il participe aujourd’hui, à travers ses responsabilités patronales, aux réflexions sur l’avenir du secteur privé gabonais.

On peut discuter de son bilan. On peut contrôler ses activités. On peut demander des comptes. Mais on ne peut pas réécrire son histoire pour les besoins d’une bataille opportuniste et aux airs de Cheval de Troie.

Le Gabon mérite mieux que les procès d’intention

Le patriotisme ne se mesure ni au volume des cris sur les réseaux sociaux, ni au nombre d’accusations lancées contre un individu. Il se mesure à la capacité de défendre la vérité, même lorsque celle-ci est moins spectaculaire.

Seydou Kane doit donc être apprécié sur des faits, sur son parcours, sur ses réalisations et, s’il y a lieu, sur ses éventuels manquements — comme n’importe quel autre citoyen. Mais certainement pas sur ses origines.

Le Gabon nouveau ne pourra pas être bâti sur la suspicion généralisée, la stigmatisation ou la chasse aux entrepreneurs. Il sera bâti sur la compétence, le travail, l’investissement, la responsabilité, la justice et l’intérêt national.

Et si Seydou Kane, Gabonais et entrepreneur, continue d’investir son énergie dans les infrastructures et dans les œuvres sociales, alors il appartient aux Gabonais de regarder objectivement ce qu’il apporte à notre pays qui est aussi le sien. Car un Gabon qui veut se reconstruire ne devrait pas avoir peur de ceux qui construisent, au premier rang desquels figure en bonne place Seydou Kane.

VYL/RM/GM

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