Libreville, (GM)- L’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC) tire la sonnette d’alarme face à des opérations de vente de parcelles qui seraient menées au lieu-dit Bolokoboué, dans la commune d’Akanda.
Dans un communiqué daté du 4 septembre 2026, l’ANUTTC indique procéder actuellement à l’aménagement d’un site correspondant à la parcelle n°9, section A1 du plan cadastral de la Commune d’Akanda. Selon l’agence, cette emprise relève du domaine foncier de la République Gabonaise et fait l’objet de la Réquisition d’Immatriculation n°17 495 au nom de l’État gabonais.
Des ventes dénoncées par l’administration
L’ANUTTC affirme qu’un individu identifié dans son communiqué sous le nom de Michel Oukuku, se revendiquant de la communauté Benga, procéderait à la vente de parcelles issues de ce site. Face à cette situation, l’agence tient à rappeler qu’aucune transaction réalisée par un particulier ne saurait, selon elle, créer un quelconque droit de propriété sur les terrains concernés dès lors que ceux-ci relèvent du domaine foncier de la République Gabonaise.
L’administration appelle ainsi les éventuels acquéreurs à la plus grande prudence. Elle précise que toute personne qui achèterait une parcelle auprès de cet individu le ferait « à ses risques et périls », sans pouvoir ultérieurement réclamer à l’État un droit à la mise à disposition ou à la propriété du terrain acquis.
L’ANUTTC appelle à privilégier les procédures officielles
Au-delà de la mise en garde, l’ANUTTC invite le public à s’abstenir de toute transaction portant sur des parcelles situées dans la zone concernée, sauf à passer exclusivement par les canaux et procédures officiellement établis par l’agence. Cette précision intervient dans un contexte où la question de l’accès à la propriété foncière demeure particulièrement sensible, notamment dans les zones périurbaines de Libreville et d’Akanda, où la pression sur le foncier favorise parfois l’apparition de transactions informelles.
Pour l’ANUTTC, l’enjeu est donc double : protéger le patrimoine foncier de l’État, mais également éviter que des citoyens ne se retrouvent victimes de transactions dont la validité juridique pourrait être contestée.
Des poursuites envisagées
L’agence ne s’arrête pas à la simple mise en garde. Dans son communiqué, elle indique se réserver le droit d’engager toute action administrative ou judiciaire à l’encontre de l’auteur présumé de ces opérations ainsi que de ses éventuels complices. Il appartient désormais aux autorités compétentes de déterminer, le cas échéant, la réalité des opérations dénoncées, leur ampleur et les responsabilités susceptibles d’être engagées.
En attendant, le message de l’ANUTTC est clair : à Bolokoboué, les personnes intéressées par l’acquisition d’un terrain sont invitées à vérifier impérativement le statut juridique de la parcelle et à recourir aux procédures officielles avant toute transaction. L’objectif affiché par l’administration est de prévenir les acquisitions irrégulières et de sécuriser davantage l’accès à la propriété foncière, dans le cadre de la politique d’accélération de l’accès du plus grand nombre à la propriété impulsée par les autorités gabonaises.
Raphael Mouissy

