Libreville, (GM)-Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a annoncé le 30 août dernier à Makokou, une enveloppe exceptionnelle de 55 milliards de FCFA destinée au secteur de la santé. Cette annonce majeure, faite lors de la troisième édition de la Fête de la Libération, marque un tournant décisif dans la politique sanitaire du pays. Elle traduit la volonté ferme du chef de l’État de faire de la santé une « priorité absolue » de son action gouvernementale et de répondre aux attentes des populations.
Cette injection financière massive est stratégiquement répartie en trois volets complémentaires pour un impact immédiat et visible. Une somme de 44 milliards de FCFA sera consacrée au renforcement du plateau technique national afin d’améliorer les capacités de prise en charge. Par ailleurs, 6 milliards sont alloués à la réouverture des restaurants au sein des structures hospitalières pour améliorer les conditions d’accueil. Enfin, 5 milliards supplémentaires viendront abonder les prestations de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS).
Toutefois, cet effort budgétaire historique ne constitue pas un chèque en blanc, car il est assorti d’une contrepartie exigeante de la part du chef de l’excutif . Le président a clairement averti les personnels et les responsables du secteur : « J’attends de vous une meilleure qualité de service ». Cette injonction place désormais la performance et l’efficacité des établissements de santé au même niveau d’importance que les moyens matériels et financiers qui leur sont accordés par l’État.
Pour garantir l’efficacité de ces investissements, le président a insisté sur une gouvernance financière rigoureuse et transparente des structures sanitaires. Il a exigé que « chaque franc généré par un établissement de santé soit retracé et employé avec rigueur » afin de prévenir toute irrégularité ou détournement. Cette approche globale vise in fine à restaurer la confiance des citoyens et à replacer durablement le malade au centre de toutes les actions publiques.
Le Gabonais

