Exonérations fiscales : l’État gabonais lance un contrôle strict des entreprises bénéficiaires

Libreville, (GM)- À compter de septembre 2026, la Direction des régimes spécifiques (DRS) de la Direction générale des Impôts (DGI) lancera une vaste mission de contrôle au Gabon. Cette opération, ordonnée par le président de la République cible les entreprises bénéficiaires d’exonérations ou de dispenses d’impôts.

L’objectif est clair : rationaliser les dépenses fiscales et vérifier la réalité des contreparties économiques promises en échange de ces avantages accordés par l’État.Concrètement, cette mission de vérification se déploiera en trois étapes méthodiques pour garantir une transparence totale et une rigueur administrative.

Elle débutera par une phase d’audition des responsables, suivie d’un contrôle in situ directement dans les structures concernées. La dernière étape sera consacrée à l’évaluation rigoureuse des contreparties, permettant à l’administration de confronter les avantages fiscaux octroyés aux engagements réels et tangibles pris par les opérateurs économiques.

En amont de ce déploiement, l’administration fiscale exige une préparation rigoureuse de la part des contribuables visés par cette nouvelle vague de vérifications. Ces derniers doivent transmettre à la DRS, avant le 30 août 2026, un dossier complet incluant une fiche de renseignements, les statuts de l’entreprise et son plan de localisation. Le document central reste le cahier des charges détaillant le plan d’investissement, accompagné du fondement juridique de l’avantage et des coordonnées du point focal désigné.

Cette initiative marque un tournant décisif dans la gouvernance économique gabonaise, plaçant l’efficacité des mécanismes d’exonération au cœur des priorités publiques. En mettant fin à l’opacité qui a parfois entouré l’octroi de ces avantages, les pouvoirs publics entendent optimiser les recettes de l’État et garantir un retour sur investissement concret pour la nation. Les bénéficiaires sont ainsi officiellement prévenus : l’heure de la redevabilité et de la justification stricte des engagements a définitivement sonné.

Le Gabonais

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