Libreville, (GM)- Par un communiqué daté de ce mardi 14 juillet, le ministre des Mines et des Ressources géologiques a annoncé l’organisation d’une session obligatoire d’examen et d’évaluation des dossiers des sociétés titulaires de titres miniers dans le secteur de l’or. Cette opération débutera le jeudi 16 juillet 2026 et concernera aussi bien les entreprises en phase de recherche que celles en phase d’exploitation, notamment dans le segment de la petite mine.
Selon ce communiqué officiel signé par Sosthène Nguema Nguema, cette initiative vise à procéder à une vérification approfondie de la conformité des titres miniers, à régulariser les situations juridiques et fiscales des opérateurs, ainsi qu’à préparer le redéploiement des sociétés en règle sur l’ensemble du territoire national.
Les séances se dérouleront à l’Immeuble du 2 Décembre, au quatrième étage (porte 3417), selon un calendrier établi sur deux journées. Les titulaires de permis d’exploitation ouvriront la session le jeudi matin, suivis des détenteurs de permis de recherche répartis en deux groupes alphabétiques. Une dernière session sera consacrée aux sociétés engagées dans des procédures de renouvellement ou de recours.
Pour être recevables, les opérateurs devront déposer un dossier physique complet en trois exemplaires comprenant les documents juridiques, techniques, environnementaux et financiers exigés par l’administration. Les autorités insistent notamment sur la présentation des actes constitutifs, des permis en cours de validité, des rapports d’activités, des programmes de travaux, des certificats de conformité environnementale ainsi que des justificatifs attestant du paiement des différentes redevances.
Le ministère souligne également que la présence du responsable légal de chaque société est fortement recommandée. En cas d’empêchement, seul un mandataire muni d’une procuration notariée pourra le représenter.
Le communiqué rappelle enfin que toute absence non justifiée ou tout dépôt d’un dossier incomplet ou non conforme pourra entraîner des sanctions administratives, notamment la suspension du titre minier ainsi que l’interdiction d’accès aux périmètres d’exploration et d’exploitation concernés.
A travers cette opération, le gouvernement entend renforcer le contrôle du secteur aurifère, améliorer la gouvernance des activités minières et s’assurer que les opérateurs respectent les exigences légales, techniques, fiscales et environnementales en vigueur.
Paul Nkori

