Libreville, (GM)- L’Association des étudiants et stagiaires en Fédération de Russie (AESGFR) a exprimé, ce mercredi 11 février, son inquiétude face à la situation que traversent près de 200 étudiants boursiers gabonais qui poursuivent leurs études en Fédération de Russie.
Dans un communiqué officiel, l’organisation évoque une crise devenue « dramatique », marquée par l’absence totale de versement de bourses depuis le début de l’année universitaire.
Des conditions de vie alarmantes
Selon l’association, aucun paiement des frais de scolarité n’a été effectué à ce jour. Elle décrit des situations individuelles préoccupantes. Certains étudiants survivraient grâce à la solidarité communautaire, d’autres accumuleraient des dettes pour éviter l’exclusion, tandis que plusieurs vivraient dans la crainte de sanctions administratives pouvant aller jusqu’à la perte de leur visa.
Une démarche de dialogue restée sans résultat
L’AESGFR affirme avoir privilégié pendant des mois une approche discrète fondée sur les échanges avec les autorités compétentes. Elle explique avoir agi dans un esprit de responsabilité et de confiance, notamment en raison des engagements officiels visant à améliorer les conditions de vie des citoyens gabonais à l’étranger. Mais face à l’absence d’avancées concrètes, l’organisation estime désormais que « l’heure n’est plus à la patience ».
Un appel urgent à l’intervention des autorités
Dans son communiqué, l’association réclame une réaction « rapide, concrète et décisive ». Elle estime que la situation actuelle pourrait compromettre l’avenir académique, social et humain des étudiants concernés.
Soutien salué de la représentation diplomatique
Malgré la gravité du constat, l’organisation tient à saluer l’appui de l’ambassade de la République Gabonaise en Fédération de Russie, qu’elle remercie pour son accompagnement et son rôle d’intermédiaire dans les échanges avec les institutions concernées.
Ce signal d’alarme public pourrait relancer le débat sur la gestion et la régularité du paiement des bourses destinées aux étudiants gabonais à l’étranger, un sujet récurrent au cœur des préoccupations de la diaspora estudiantine.
SR

