Libreville, (GM)– Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a procédé ce mercredi à l’ouverture officielle des travaux de la Première édition de la Conférence internationale de la presse (CIPREF), à l’Université Berthe et Jean, dans le 2ᵉ arrondissement de la commune de Ntoum.
Placée sous le thème « L’intelligence artificielle et son impact sur les médias », cette rencontre de portée internationale réunit plus de 100 journalistes et experts issus de 25 pays de l’espace francophone, dont la France, le Canada, la Roumanie, la Guinée équatoriale, le Cameroun et le Sénégal.
Souhaitant la bienvenue aux participants, le maire de la commune de Ntoum, Zéphérine Etotowa Ntutume, a relevé que si l’intelligence artificielle offre « des perspectives remarquables en matière d’innovation, de productivité et d’accès rapide à l’information », elle fait également peser sur les sociétés « des risques d’une gravité inédite », appelant à une réflexion collective et responsable.
Pour sa part, le président du comité d’organisation, Désiré Ename, a indiqué que le choix du thème de cette première édition s’imposait comme une évidence. « L’intelligence artificielle transforme aujourd’hui les pratiques journalistiques, les modèles économiques et la relation entre les médias et leurs publics », a-t-il souligné.
Ouvrant officiellement les travaux, le ministre de la Communication et des Médias a insisté sur la nécessité d’un usage éthique et encadré de l’intelligence artificielle dans le secteur de l’information. « L’intelligence artificielle ne doit ni affaiblir la liberté de la presse ni altérer la confiance entre les citoyens et les médias », a déclaré Germain Biahodjow. Selon lui, cette technologie doit au contraire « renforcer la qualité de l’information, soutenir le pluralisme et contribuer à l’émergence de médias plus performants, plus accessibles et plus responsables ».
À noter les travaux se dérouleront du 21 au 25 janvier 2026, cette rencontre entend s’imposer comme une plateforme de référence, rassemblant journalistes, spécialistes, institutions, entreprises du numérique, acteurs de la société civile et universitaire, afin de réfléchir collectivement aux enjeux majeurs et actuels de l’information.
VYL

