Libreville, (GM)- L’ONG Action novatrice pour le développement et l’Assistance sociale (ANDAS) et le ministère des Affaires sociales organisent du 10 janvier au 10 février 2026 à Libreville, la 3 ème édition du mois de la Santé mentale, sous le thème : » Faire de la santé mentale, une responsabilité collective au Gabon ». Les organisateurs ont procédé au lancement des activités samedi à la Chambre de commerce de Libreville.
Dans son allocution de bienvenue, la présidente fondatrice de l’ONG Action novatrice pour le développement et l’Assistance sociale (ANDAS), Yoleine Lechambou épouse Ndong Mba a déclaré que durant ce mois, ANDAS va ouvrir des espaces de parole, de réparation et d’espoir.
« Nous allons briser les tabous, redonner confiance, redonner de la lumière là où il y avait de l’ombre. Faire de la santé mentale une responsabilité collective, c’est affirmer que chaque vie compte, c’est refuser l’indifférence, c’est choisir l’humanité, » a-t-elle précisé.

À cette occasion, elle a tenu à rappeler que lors de la première édition, plus de 600 personnes ont été sensibilisées et environ 1200 personnes lors de la deuxième édition dans le grand Libreville. ‘’Cette progression n’est pas une réussite statistique, c’est un cri collectif, un appel adressé à la nation’’.
« Cette troisième édition doit être un tournant historique où la santé mentale cesse d’être marginale pour devenir une priorité nationale. La santé mentale n’est pas seulement l’absence de maladie, c’est la capacité à vivre, à espérer, à aimer, à se relever, » a-t-elle indiqué.
Pour sa part, la directrice générale du cabinet de psychologie clinique Espoir, Dr Marie Stella Marehin a souligné qu’en ce mois de la santé mentale, nous ne sommes pas réunis uniquement pour commémorer, mais pour interpeller, questionner et surtout agir. La santé mentale est aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique au Gabon.
Le conseiller technique du ministre des Affaires Sociales, Dr Jocelyne Pambo a quant à elle, défini la mission du ministère des Affaires Sociales qui n’est pas de soigner, mais de prévenir, protéger, accompagner et orienter.
Prévenir en agissant sur les facteurs sociaux qui fragilisent la santé mentale ; protéger en luttant contre toutes les formes de violences, notamment celles faites aux femmes et aux enfants ; accompagner en soutenant les familles et les personnes vulnérables ; orienter en favorisant l’accès aux dispositifs d’aide et de prise en charge.
JCB

