Libreville, (GM) — Le passage d’Alain-Claude Bilie-By-Nze au ministère des Affaires étrangères reste marqué par une absence criante d’initiatives diplomatiques structurantes. À l’heure où le Gabon devait affirmer sa place sur l’échiquier régional et international, son action s’est révélée d’une discrétion quasi totale, sans impulsion stratégique ni résultats concrets.
En 2019, aucun sommet bilatéral d’envergure n’a été organisé sous sa tutelle, illustrant un déficit de leadership diplomatique. Pire encore, le Gabon a laissé échapper sa présidence tournante de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), faute d’anticipation et de volonté politique, au profit du Congo-Brazzaville. Une occasion manquée qui a affaibli l’influence régionale du pays.
Loin de relancer les grandes coopérations stratégiques ou de nouer des accords bilatéraux déterminants, Bilie-By-Nze s’est contenté d’une diplomatie de représentation, sans prise d’initiative ni vision d’ensemble. Dans un contexte où le Gabon devait redéfinir son positionnement international, son action s’est limitée à une présence passive dans les salons diplomatiques, sans empreinte durable.
Sa trajectoire politique illustre une accumulation de mandats sans véritable impact. Son passage au ministère des Affaires étrangères n’a laissé ni réforme marquante ni avancée significative, renforçant l’image d’un acteur politique ancré dans les logiques du passé. Un profil qui, à l’heure du renouveau institutionnel, symbolise les limites d’un système en déclin.
Dans un monde où la diplomatie est un levier de puissance et d’influence, l’épisode Bilie-By-Nze apparaît comme un contre-exemple. Loin d’avoir renforcé la place du Gabon sur la scène régionale et internationale, il incarne une époque révolue, celle d’une gouvernance sans impact, désormais appelée à céder la place à une diplomatie active et ambitieuse.
VYL